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#102 : Amnésie morale

 

Ria Torres se joint à Cal pour interroger un commandant accusé de viol sur une subalterne. Gillian et Eli Locker doivent juger de la culpabilité d'une star du basketball universitaire qui aurait accepté d'être soudoyé

Popularité


4.5 - 4 votes

Titre VO
Moral Waiver

Titre VF
Amnésie morale

Première diffusion
28.01.2009

Première diffusion en France
29.04.2010

Vidéos

Vidéo promo

Vidéo promo

  

Photos promo

Eli Loker (Brendan Hines) & Ria Torres (Monica Raymund)

Eli Loker (Brendan Hines) & Ria Torres (Monica Raymund)

Ria Torres (Monica Raymund) & Cal Lightman (Tim Roth)

Ria Torres (Monica Raymund) & Cal Lightman (Tim Roth)

Cal Lightman (Tim Roth), Cal Lightman (Tim Roth) & Ria Torres (Monica Raymund)

Cal Lightman (Tim Roth), Cal Lightman (Tim Roth) & Ria Torres (Monica Raymund)

Ria Torres (Monica Raymund)

Ria Torres (Monica Raymund)

Ria Torres (Monica Raymund) & Cal Lightman (Tim Roth)

Ria Torres (Monica Raymund) & Cal Lightman (Tim Roth)

Cal Lightman (Tim Roth)

Cal Lightman (Tim Roth)

Cal Lightman (Tim Roth) & Rebecca Metz (Amy Rosoff)

Cal Lightman (Tim Roth) & Rebecca Metz (Amy Rosoff)

Cal Lightman (Tim Roth)

Cal Lightman (Tim Roth)

Plus de détails

 

Scénario : Josh Singer  - Réalisation : Adam Davidson

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Cast : Tim Roth

Kelli Williams

Monica Raymund

Brendan Hines

David Anders

Charles Parnell

Rob Brownstein

Vince Corazza

Alicia Lagano

Scott Alan Smith

Amy Rosoff

Rance Howard

Scott Atkinson

Theodore Perkins

 

Lightman group

Cal ouvre un paquet réfrigéré à l’accueil. Eli arrive et dit que la sécurité intérieure a besoin de son avis sur un nouveau détecteur de mensonges.

Un employé se fait questionner et les réponses sont concluantes.

Cal sort un œuf du paquet réfrigéré et va en salle d’interrogatoire.

Le chef du projet (Tom Widmore) dit à Gillian que l’appareil mesure la fréquence cardiaque, qui est le premier détecteur de mensonge. Cal arrive, dit « oh non » et donne l’œuf à Tom en lui disant que c’est aussi un détecteur.
Cal raconte qu’en Afrique de l’Ouest, pendant un procès, l’accusé devait tenir l’œuf dans ses mains et s’il le lâchait c’était un signe de nervosité et qu’il était condamné. Homme est sceptique. Cal fait alors entre une belle femme dans la salle d’interrogatoire et demande de poser les mêmes questions au témoin. Homme répond pareil qu’avant mais l’appareil dit détecter un mensonge car il est nerveux à cause de la femme.

Gillian explique que la machine confond le mensonge avec la peur, le stress ou l’excitation sexuelle et que ce n’est pas concluant.

Tom brise l’œuf, Cal se moque de lui en disant qu’il aurait été condamné, alors qu’il est juste en colère. Il explique que l’analyse faciale est plus fiable et qu’il faudrait y investir le budget car nous avons 43 muscles qui expriment plus de 10000 expressions. Le chef demande combien d’argent a été investit dans le projet. Tom répond « pas tellement », croise les bras et fait un pas en arrière. Cal détecte une attitude de retrait, et donc un mensonge.

Vidéo de Nixon faisant le même geste.

Générique

Cal s’entraine à reconnaitre des émotions avec un logiciel. Gillian arrive en lui disant qu’il na pas besoin. Cal lui explique qu’il faut 1/5ème de seconde pour détecter une émotion et que lui y arrive en 1/15ème. Gillian dit que Torres aussi est très douée et propose à Cal de l’emmener voir les militaires avec lui.
Elle ne peut pas venir car elle est sur l’affaire Earl White, un jeune basketteur qui a été promu à Washington, peut-être en ayant été acheté.
Cal lui rétorque que Ria est douée mais ne connait rie à la théorie. Elle arrive à ce moment car Gillian lui avait déjà dit de venir. Cal l’a teste avec le logiciel et elle devine les émotions avec le même temps que Cal.

Camp militaire

Le caporal Lake sert dans la division de montagne depuis 3 ans et a passé deux ans en Afghanistan. Elle affirme avoir été violée par son chef de section le sergent Russel Scott. Cal doit déterminer si c’est vrai.
Cependant le sergent ne va pas aller en cour martiale car il est trop précieux sur le terrain. Cal refuse de le faire car il doit découvrir la vérité, et voir que son interlocuteur ne veut pas.
Le capitaine le convainc en lui disant que la priorité pour les militaires est la sécurité des femmes de la base et que même s’il doit repartir dans trois jours pour une mission importante, il ne veut pas laisser le commandement à un violeur.

Terrain de basket

Gillian présente Earl White et ses exploits à Eli. Elle est fan de basket. Jeremy Levine de la fédération universitaire arrive. Howard Taft est soupçonné de lui avoir versé un pot de vin pour qu’il accepte de jouer à Washington. L’enquête doit rester discrète.
Il doit élever son petit frère tout seul et cela remet tout le système de recrutement de joueurs en cause.
Le match se finit, ils vont parler avec Earl. Malheureusement il dit devoir ramener son petit frère à la maison et doit réviser pour un examen. Mais il tient à défendre sa réputation et leur demande de l’appeler.

Jeremy demande si Eli et Gillian ont déjà des pistes. Eli dit qu’il parlait vite à a mis le ballon entre eux comme une barrière, ce qui peut être signe d’anxiété. Mais Gillian nuance le tout en disant que ce n’est pas étonnant vu qu’il est accusé et qu’il faut qu’ils parlent à Howard puis à Earl plus en détails.

Base militaire

Cal et Ria interrogent Lake. Elle dit ne pas être naïve et qu’elle est consciente e du peu de femmes dans ce métier. Les hommes restent des mois sans voir une fille, il faut être préparé. Elle dit avoir été harcelée avec des magazines et des chansons. Le sergent n’a pas participé mais il venait les voir dans les dortoirs et sous la douche. Ria demande à ce quelle parle de l’agression.
Lake commence à pleurer. Cal regarde sa bouche et ses yeux. Cela s’est passé alors qu’elle revenait du sport, il l’a attrapée, plaquée au sol puis violée.
Cal sort sans un mot de la pièce. Ria le rejoint dans la salle de pause avec Gillian qui vient d’arriver. Gillian explique qu’il préfère observer. Ils se préparent à interroger le sergent.

En salle d’interrogatoire, le sergent explique qu’il est allé boire un verre le mardi avec ses hommes. Il est allé au magasin puis se coucher. Il a des preuves. Ria le pousse en lui demandant s’il n’a pas agressé le caporal Lake. Il s’emporte et dit qu’il n’a rien à se reprocher.
Cal l’interrompt et dit « c’est bon, on a tout ce qu’il nous faut ». Il le pousse vers la sortie, le flatte sur ses muscles et fait semblant de le draguer. Le sergent l’éconduit en lui disant ne pas être intéressé et gêné.
Ria lui demande à quoi il joue. Cal et Gillian lui expliquent qu’il n’a pas le profil car l’agression s’est passée sans coups et blessures et que ce type de violeur est obsédé par la virilité. Les avances de Cal auraient provoqué du dégout, hors le sergent n’a été que surpris.
L’un des deux ment forcément, et cela pourrait être Sheila Lake : elle a haussé les lèvres au moment où elle a parlé du viol. Elle a menti en parlent du viol.

Images de célébrités faisant ce geste, puis de Sheila Lake.

Lightman group

Ria est sceptique, mais Cal et Gillian apportent des preuves. De plus, elle n’éprouve aucune des émotions habituelles en cas de viol (peur et honte), son front reste immobile, seules ses lèvres bougent.
Cal explique en allant à l’accueil qu’il a un jour demandé à des acteurs de jouer des victimes de viol. La propension à croire ou non la victime était le sexe du juge, et non les émotions. Les femmes sont plus crédules dans ce cas, ce qui est influencé par l’expérience personnelle.
La secrétaire les informe qu’une plainte pour harcèlement a été envoyée de la base militaire. Elle est anonyme. Le sergent Scott a été parler à des femmes en train de se doucher.
Ria dit que cela corrobore le témoignage de Lake et elle hausse le coin de la bouche. Cal se moque d’elle que c’est pas gentil de traiter son patron d’idiot. Elle se défend, et il détecte du mépris et du dégout.
Gillian lui dit de retourner à la base.

Extérieur

Gillian essaye de convaincre Cal d’être plus gentil avec Ria pendant qu’ils achètent à manger. Mais il se méfie des gens qui ont ce don car ils se fient à leur instinct.
Cal demande au vendeur s’il s’est lavé les mains ce matin. Le vendeur répond oui en se touchant la nuque, ce qui est signe de mensonge.

Restaurant

Eli et Gillian vont interroger Howard Taft. Il a 45 ans, a fait fortune grâce à internet, et a fait partie de l’équipe de basket en 86. Eli a emmené un analyseur de fréquence acoustique, un appareil détectant le stress dans la voix.

Lightman group

Cal regarde la vidéo d’interrogatoire de Sheila Lake. Trois femmes ayant servi avec elle sont amenées dans la salle. Il dit qu'il veut les voir l’une après l’autre. Les deux restées dans la salle regardent la vidéo. Ce qu’elles ne savent pas, c’est qu’elles sont filmées.

Eli a terminé l’analyse vocale de Taft. La fréquence test est isolée, c’était l’échange avant l’interrogatoire. La limite de stress la plus haute est donc fixée. Eli a délimité trois pics de stress, qui dépassent cette limite : à chaque fois qu’il a nié avoir donné un pot de vin à Earl.
Ce qui est étrange, c’est qu’Earl n’a pas changé son mode de vie. Et c’est illogique vu que s’il passe pro, il touchera encore plus d’argent. Eli propose de regarder des interviews d’Earl.
Gillian note un autre pic, qu’Eli a déjà interprété : excitation sexuelle. Howard est très intéressé par Gillian.

Ria les interrompt pour montrer le dossier du sergent Scott à Gillian. Son casier judicaire est chargé ce qui ne devrait pas être le cas mais comme m’armée a besoin de recrues, elle accorde parfois une amnistie morale. Il a été coupable d’un incendie volontaire, ce qui va en général de pair avec les viols.

Ria et Gillian rejoignent Cal en salle de pause. Il dit que le dossier ne va pas aider mais que les collègues de Sheila l’ont fait. Il leur montre la vidéo des deux femmes qui ont regardé la vidéo. Ria ne voit rien, aucune émotion. Cela montre qu’elles ne croient pas au témoignage de Lake. Elles savent donc que le viol n’a pas eu lieu.

Base militaire

Cal parle à Sheila Lake, lui disant que de fausses accusations sont graves. Mais il pense qu’elle à témoigné au nom d’une autre femme et qu’elles sont toutes de mèche.
Mais Sheila avoue qu’elle seule a eu l’idée, car elle faisait son devoir de protection de ses camarades. Elle est cependant arrêtée.

Lightman group

Eli fait une expérience pour voir si la tenue de témoins (en uniforme) peut influencer leurs résultats et s’ils arrivent à déterminer les menteurs.
Ria se plaint de Cal. Eli lui dit que c’est à cause de son manque de culture. Il est jaloux car elle n’a pas eu à travailler la théorie comme Cal pendant 20 ans.

Cal va voir Gillian qui regarde des interviews d’Earl White. Elle remarque qu’il est en colère quand on lui parle de sa carrière pro.
Cal expose à Gillian son problème: Sheila dit avoir défendu ses camarades. Il a donc visionné ses interrogatoires individuels des femmes militaires. Elles éprouvent du dégout quand elles parlent du sergent Scott.
Le sergent pourrait avoir violé quelqu’un d’autre, et Sheila a donc témoigné pour protéger les autres femmes. Il faut retourner à la base et demander un historique des affectations.

Extérieur

Eli rejoint Gillian au stand de café et lui montre des photos d’Earl en train de jouer : il fait des grimaces de douleur.

Lightman group

Ria a le dossier d’une femme militaire qui a disparu : Rebecca Metz. Elle a déserté après que sa demande de transfert a été rejetée. Ria a comparé la plainte anonyme avec le dossier, l’écriture correspond. Cal décide d’aller rendre visite à la famille de Rebecca.

Maison du grand-père de Rebecca

Le grand père de Rebecca ouvre la porte. Il affirme ne pas savoir où elle est mais ment : son geste de la main le prouve. Cal emprunte la canne du grand-père et fait semblant de tomber pour la faire descendre.
Ria et Cal interrogent Rebecca et lui disent savoir pourquoi elle a déserté. Rebecca leur raconte que le sergent Scott l’a violée à plusieurs reprises pendant des mois en Afghanistan.
Ria essaye de la convaincre de la faire témoigner avant que la section soit redéployée en Afghanistan. Elle refuse et Cal fait mine de partir. Il ouvre la porte, et on apprend qu’il a appelé la police militaire, qui arrête Rebecca pour désertion.

Prison de la base militaire

Ria et Cal vont voir Rebecca dans la prison de la base. Elle éprouve de la terreur car l’armée pourrait ne pas la croire.

Fac

Gillian et Eli vont voir Earl. Gillian lui demande de signer son ballon. Ils remarquent encore sa colère, et sa douleur quand il rattrape le ballon qu’Eli lui envoie.
Earl avoue souffrir d’arthrose dans les doigts. Aucune ligue ne le prendra, c’est pourquoi il a accepté l’argent pour pouvoir jouer sa dernière année en tant qu’amateur dans une fac.

Base militaire

Cal dit au capitaine que Scott est un violeur et qu’il ne peut pas partir. Arrivés dans le dortoir du sergent, le capitaine lui dit qu’il est convoqué à la cour martiale. L’avocat du sergent dit qu’il plaide coupable de fraternisation. En effet, il affirme avoir une relation suivie avec Rebecca Metz. Pour le prouver, il leur montre des photos.

Lightman group

Ria et Cal analysent les photos. Rebecca n’a pas l’air très heureux: ses sourcils sont relevés et son sourire est forcé. Elle avait peur. Si elle a été contrainte par peur du supérieur, c’est un viol. Il retournent à la base.

Base militaire

Cal essaye de convaincre Rebecca de témoigner. Elle a peur de ne pas être crue, car elle n’a jamais dit non, de peur d’être affectée au camion de tête, qui est le premier exposé lors d’attaques à la bombe.
Cal veut employer la ruse, le mensonge et truquer le détecteur de mensonge.

Rebecca témoigne sous détecteur de mensonge, nie la relation amoureuse mais avoue les relations sexuelles. Elle dit avoir refusé une fois et avoir été affectée au camion de tête pendant un mois.
Le sergent s’emporte et dit qu’elle ment.
Cal fait remarquer que le détecteur ne détecte aucun mensonge.
Le sergent répète que Rebecca n’a jamais été en camion de tête.
Cal dit que c’est illogique, car il y a normalement un roulement et que c’est étrange qu’elle n’y soit jamais allée.
Le sergent continue de dire qu’elle n’y a jamais été.
A force, le sergent avoue qu’il la protégeait en échange de faveurs sexuelles. Il est arrêté pour viol.

Terrain de basket extérieur

Gillian va voir Earl, qui a été viré de l’équipe de basket. Elle lui conseille de continuer ses études car il a obtenu de bonnes notes en éco. Elle a mis ses honoraires sur un compte et lui donne pour lui permettre d’aller à la fac.

Lightman group

Ria ne comprend pas comment le détecteur n’a pas pu détecter le mensonge de Rebecca. Cal lui avoue lui avoir donné des calmants. Il lui explique aussi que sans théorie, on peut passer à côté de détails qui peuvent faire du mal.
Ria détecte de la honte quand il dit ça.
Cal nie, mais elle détecte le mensonge sur son visage...

 

Écrit par wella

Lightman Group

ELI : Dr. Lightman, les types de la Sécurité Intérieure sont là. Ils veulent que vous évaluiez le nouveau détecteur de mensonges portable.

CAL : J'arrive.

EMPLOYÉ N°1: Travaillez-vous au Département de la Sécurité Intérieure ?

EMPLOYÉ N°2: Oui.

ELI : Ouais.

EMPLOYÉ N°1: Avez-vous les cheveux noirs ?

EMPLOYÉ N°2: Oui.

TOM WHITMORE : Regardez, le détecteur mesure la cardio et la réponse galvanique de la peau. C'est le seul détecteur qui est développé avec ce genre de portée.

CAL : Oh, pas vraiment.

GILLIAN : Cal, tu connais le secrétaire Miller de la Sécurité Intérieure.

CAL : Content de vous revoir.

GILLIAN :Et voici Tom Whitmore, le nouveau Député de la TSA.

TOM WHITMORE :Qu'est-ce que c'est que ça ?

CAL : C'est un détecteur de mensonges. Les Africains de l'ouest les ont utilisé en premier. Quand vous êtes jugés, vous tenez l'oeuf dans vos mains, et s'il se casse, c'est un signe d'anxiété. Vous serez jugé coupable.

TOM WHITMORE :Je dirai que notre détecteur est un peu plus avancé.

CAL : Malheureusement, les deux dispositifs souffrent du même problème. Mlle Cooper, voulez-vous bien venir ?

Mlle COOPER : Puis-je ?

CAL : Pouvez-vous reposer les questions de contrôle, s'il vous plaît ?

TOM WHITMORE : Que faites-vous ?

Mlle COOPER :Travaillez-vous au Département de la Sécurité Intérieure ?

EMPLOYÉ N°2: Euh... oui.

Mlle COOPER :Avez-vous les cheveux noirs .

EMPLOYÉ N°2: Oui.

EMPLOYÉ N°2: Le problème avec les résultats c'est qu'ils sont tous faussement positifs.

GILLIAN : Les innocents peuvent le rater s'ils ont une quelconque montée d'émotion... colère, peur, éveil sexuel. Pas seulement de la culpabilité. Votre détecteur n'est pas plus performant qu'un oeuf pour nous dire à quelle émotion cela répond.

TOM WHITMORE : Non.

CAL : J'ai voulu essayer ça depuis des années. Vous auriez été jugé coupable, alors que vous êtes seulement énervé. Vous devriez dépenser votre argent à étudier des visages. 43 muscles combinés pour produire une possibilité de 10 000 expressions. Alors, si vous les apprenez toutes, vous n'avez pas besoin de détecteur.

SECRÉTAIRE MILLER :Combien a-t-on dépensé sur ce foutu projet ?

TOM WHITMORE : Pas beaucoup. Je suis sûr que nous pouvons regrouper la plupart des coûts.

CAL : C'était charmant.

SECRÉTAIRE MILLER :Quoi ?

CAL : Un geste de recul.

SECRÉTAIRE MILLER :Qu'est-ce que c'est ?

CAL : Il a reculé. Ça signifie qu'il ne croit pas ce qu'il vient de dire. Il ment.

TÉLÉVISION : Je ne suis pas un escroc. J'ai gagné tout ce que j'ai.



Générique



Lightman Group

CAL : Qu'est-ce que tu vois ?

GILLIAN : Je vois un scientifique sceptique, distant, obsédé par les tics des visages. Pourquoi fais-tu un entraînement sur les micro-expressions ?

CAL : Je l'ai réglé sur la vitesse 3. Quand tu essayes de cacher tes émotions, elles se dévoilent en un 5ème de sec, non ? Ça me teste à un quinzième de seconde.

GILLIAN : Impressionnant. Tu sais qui d'autre est impressionnant sur cette machine ?

CAL : C'est une autre tentative pour que je prenne Mlle Torres sous mon aile ?

GILLIAN : Tu as besoin d'un assistant sur le cas militaire.

CAL : Je t'ai pour ça.

GILLIAN : Je serai sur l'affaire Earl White. C'est une des plus célèbres recrues de NBA du pays. Le Comité Sportif de la fac veut qu'on cherche s'il a reçu un pot-de-vin pour jouer à la GWCU.

CAL : Nous avons une réunion à Fort Meade dans une demi heure.

GILLIAN :Je te retrouve là bas plus tard, ok, mais faisons participer Torres. C'est inné chez elle. Elle a des intuitions phénoménales.

CAL : Ça ne veut pas dire qu'elle connaît la science.

RIA : Dr. Foster a dit que vous vouliez me voir ?

CAL : Que vois-tu ?

RIA : Colère. Peur. Tristesse.

CAL : Allons-y.



Camp Militaire

COMMANDANT HARRIS : Le soldat spécial Sheila Lake a passé 3 ans dans la 23ème division, dont 2 en Afghanistan. Lake assure qu'elle a été violée par son chef de peloton, le Sergent Major Russell Scott. Nous aimerions que vous découvriez si l'accusation est vraie.

INSTRUCTEUR : Lake. Lake ! Prends ton équipement et présente-toi à l'équipe de l'avocat du juge.

RIA : Est-ce que le Sergent Scott ira à la cour martiale ?

COMMANDANT HARRIS : Nous n'y sommes pas encore. Les qualités du Sergent Scott sont vitales pour les missions d'intelligence tribales, nous approchons de la frontière pakistanaise. Si nous débutons une enquête de cour martiale, il sera loin des lignes pendant 6 mois.

CAL : J'ai peur qu'on ne puisse pas vous aider.

COMMANDANT HARRIS :Excusez-moi ?

CAL : Engagez-nous quand vous voudrez connaître la vérité. Pourquoi gaspiller l'argent du contribuable si ce n'est pas ce que vous recherchez ?

COMMANDANT HARRIS : Dr. Lightman, mon but premier est d'assurer la sécurité des femmes dans ce peloton. C'est pourquoi nous enquêtons. Mais le Sergent Scott est passé au détecteur.

CAL : Je parie que sa grand-mère, ne pense pas non plus qu'il l’ait fait. C'est également fiable.

COMMANDANT HARRIS : Le Sergent Scott sera au redéploiement dans trois jours. Il est le seul commandant qui peut reconnaître les hostiles à cette frontière. Sans lui, la mission est plus dangereuse pour les soldats de la 23ème. Je ne peux certainement pas avoir un violeur responsable de femmes dans ce peloton, mais si je dois mettre le Sergent Scott loin du terrain, j'ai besoin de savoir si cette femme dit la vérité.



Gymnase

GILLIAN : 2 m, il bouge comme si il faisait 1 m 50. Il pouvait faire un dunk à 10 ans, a gagné le championnat d'Etat à 14. Elu joueur national de l'année, ces 3 dernières années.

ELI : Je ne vous aurai pas pris pour une geek.

GILLIAN : Tu sais le garçon de 5ème avec le poster vintage Dr. J et le récapitulatif instantané des stats de sa carrière ? J'étais ce garçon.

JEREMY LEVINE : Dr. Foster ? Je suis Jeremy Levine de l'Association Sportive. Merci d'être venue.

GILLIAN : Qui n'aime pas passer sa journée à regarder Earl White dans son élément ?

JEREMY LEVINE : Howard Taft l'a certainement fait. C'est le recruteur qui aurait payé Earl 50 000 $ pour venir jouer pour Carver. Nous aimerions enquêter dessus discrètement. Earl est un bon gamin. Il a perdu sa mère l'année dernière. Il élève son frère tout seul. En plus, il sera pro ce printemps et vous ne voulez plus de mauvaise presse pour la règle de "1 année et va en pro". Forcer les gamins à faire 1 an de fac avant d'être pro les force à prendre le lycée plus au sérieux.

ELI : Ça force aussi les futurs stars à jouer 1 an au basket de fac, élevant la côte et les revenus.

GILLIAN : Loker a eu des mauvaises périodes avec les demi-vérités.

JEREMY LEVINE : Earl White, Dr. Gillian Foster et son associé, Eli Loker.

EARL WHITE : Vous êtes l'équipe du mensonge, c'est ça ?

GILLIAN :Plutôt l'équipe de la vérité, mais ça dépend du dossier. Avez-vous quelques minutes à nous accorder ?

EARL WHITE : Je dois ramener mon frère à la maison, et j'ai un exam d'éco demain. Besoin d'étudier, vous savez  Mais appelez-moi sur mon portable plus tard. Je ferai tout pour laver mon nom.

GILLIAN :Nous apprécions ça.

JEREMY LEVINE : Quelques lectures rapides ?

ELI : Il parlait vite, et il tenait son ballon de basket contre son torse, créant une barrière entre nous. Ce sont deux signes d'anxiété.

GILLIAN : Ça doit être ce que chaque étudiant doit ressentir dans sa situation. Nous ne sommes pas des magiciens. Nous sommes des scientifiques. Nous devons parler à Earl et au recruteur pour déterminer des signes de mensonges concluants.



Salle du camps militaire

SHEILA LAKE : Je ne suis pas naïve, ok ? Quand vous signez pour être une des 4 femmes dans un peloton de 30 hommes, des mecs qui ne vont pas voir d'autres femmes pendant 6 mois... comme ils disent chez les scouts "sois prête".

RIA : Vous étiez harcelée ?

SHEILA LAKE : Du porno dans les latrines... "Jody calls".

RIA : "Jody calls" ?

SHEILA LAKE : * J'ai appris à cette chienne sa gauche puis sa droite j'ai cloué son cul et suis parti hier soir.*

RIA : J'ai compris.

SHEILA LAKE : Ouais.

RIA : Le Sergent Scott a participé à ça ?

SHEILA LAKE : Il n'a pas fait de blague ou quoi que ce soit, mais... ses mains étaient partout. Il aimait venir nous voir pendant qu'on se changeait, si nous étions sous la douche.

RIA : Parlez-nous de l'attaque.

SHEILA LAKE : J'étais... Je revenais d'un entraînement. Je l'ai croisé derrière la cantine. Et il m'a ordonnée de me déshabiller. Il m'a attrapée. Il m'a plaquée au sol. Il m'a agressée. J'ai été violée.



Salle de briefing

RIA : Qu'est-ce que c'était ce numéro de mime ?

CAL : Tu poses les questions, j'observe.

GILLIAN : Dr. Lightman trouve que poser des questions est perturbant. Il préfère observer.

CAL : Tu as fini le profil psychologique du gars qu'elle accuse ?

GILLIAN : Contente de te voir aussi.

RIA : Quel est son problème ?

GILLIAN : "Feu allié". "Dommages collatéraux". Tu peux commencer avec les mensonges dans le langage.

RIA : Je parie que ce n'est pas tout.



Salle d'interrogatoire

SERGENT SCOTT : Mardi dernier ? Je suis allé à un dîner. J'ai bu quelques verres au NCO Club. Je suis allé au PX, et je suis rentré à la caserne.

RIA : Redites-moi ça... commencez par la boisson.

SERGENT SCOTT : Boisson, PX, caserne. Du dentifrice et un déodorant. J'ai le reçu.

RIA : Vous n'étiez pas près de la cantine ?

SERGENT SCOTT : Je viens de dire que je n'y étais pas.

RIA : Vous dites que vous n'avez pas attaqué le soldat spécial Lake ?

SERGENT SCOTT : Exactement, et maintenant que nous en parlons...

CAL : Ok. Ce sera tout. Merci pour votre participation. Quel biceps vous avez là. Vous devez vraiment aimer la salle de musculation, non ? Normalement je ne mélange pas le travail avec le plaisir, mais... ça vous dirait d'aller boire un verre plus tard ou..

SERGENT SCOTT : Je ne suis pas gay. Et ce n'était pas un peu inapproprié ?

CAL : Absolument. Désolé. Exact, excusez-moi.

RIA : Qu'est-ce que c'était que ça ?

CAL : J'aime les hommes en uniforme.

GILLIAN : Le viol n'était pas prévu, une fois, sans violence additionnelle. Ça suggère un pouvoir péremptoire de violeur, quelqu'un d'obsédé par la virilité, qui a besoin que les autres le voient en tant qu'homme. Si le Sergent Scott correspondait au profil, il aurait réagi à mon ouverture avec une émotion... le dégoût.

RIA : Il n'y avait pas de dégoût, seulement de la surprise.

CAL : Exact... les sourcils relevés la mâchoire baissée.

RIA : Ok, mais... le type était totalement abasourdi.

CAL : Oui, mais il n'a montré aucun signe de tromperie, pas de trace de mensonge.

RIA : Il semblait vouloir me jeter à travers la pièce.

GILLIAN : Un homme accusé de viol est encore plus en colère s'il est innocent.

RIA : Ils ne peuvent pas dire tous les 2 la vérité.

CAL : Ils ne la disent pas. Les lèvres de Sheila Lake se sont baissées 2 fois quand elle décrivait le viol. C'est une erreur gestuelle classique. Ça signifie qu'elle n'avait aucune confiance en ce qu'elle disait. La femme mentait.



Labo Lightman Group

SHEILA LAKE (enregistrement vidéo) : J'ai été violée.

RIA : Vous pensez vraiment qu'une femme mentirait à propos d'un viol ?

CAL : Les vérités vexantes, la mortalité humaine, une femme moustachue... trois choses que nous préférons ignorer.

GILLIAN : Les rapports du FBI ont démontré que 8% des accusations de viol étaient fausses.

RIA : Mais les vétérans avec qui j'ai travaillé à la TSA disaient qu'une agression sexuelle était un gros problème.

CAL : Ça n'explique pas l'erreur gestuelle.

GILLIAN : Lake n'a pas montré quelques émotions typiques d'une victime de viol quand elle racontait son histoire.

CAL : Pas de honte... pas de peur. Nous aurions du voir beaucoup d'activité sur son front mais il n'y en avait pas.

RIA : Elle a peut-être un stress post-traumatique.

GILLIAN: Son manque d'émotion peut s'expliquer par son incapacité à exprimer ses sentiments... 

CAL : Mais pas l'affaissement des lèvres.

RIA : Je vous le dis, il y a un truc chez ce Sergent Scott.

CAL ! Une fois j'ai eu des acteurs qui ont joué le témoignage d'un viol devant 30 juges fédéraux. Et vous savez ce qui indique le mieux s'ils ont cru l'homme ou la femme ? Le sexe du juge.



Couloir

RIA : Vous pensez que je le juge coupable parce que je suis une femme ?

CAL : Moi, Darwin, et 2 000 ans d'évolution.

GILLIAN : Ce qu'il veut dire... est qu'il est important de ne pas laisser ce que tu es interférer avec ce que tu vois dans la pièce.

SECRÉTAIRE : Dr. Lightman ?

CAL : Qu'est-ce que c'est ?

SECRÉTAIRE : Le rapport du harcèlement. Le peloton vient de l'envoyer On dirait qu'il a été déposé anonymement l'automne dernier.

GILLIAN : Il prétend que le Sergent Scott a surpris les femmes sous la douche et est entré dans leur caserne sans s'annoncer.

RIA : Ça nous ramène à l'histoire de Lake.

CAL : En général, ce n'est pas bien de traiter son patron d'idiot.

RIA : Je n'ai pas dit que vous étiez un idi...

CAL : Mais votre rictus l'a fait.

RIA : Ce n'était pas...

CAL : Oh, c'était une combinaison impressionnante de mépris et de dégoût.

RIA : Je suis... Je suis dé... Je...

CAL : Excuses acceptées.

GILLIAN : Va à Fort Meade et vérifie les dossiers personnels de la femme et du sergent. Et tiens bon.

EXTÉRIEUR

GILLIAN : Tu devrais être plus souple avec Torres.

CAL : Pourquoi ? Elle est toute positivement fausse. C'est le problème avec les innés. Ils ne voient pas ce qui manque. Ils suivent leur instinct, pas la science. Je prendrais un sandwich falafel, s'il vous plaît.

GILLIAN : Une glace italienne. Raisin.

CAL : Vous êtes-vous lavés les mains aujourd'hui ?

SERVEUR : Euh, ouais, bien sûr.

CAL : Vous avez une quelconque douleur au cou ?

SERVEUR : Euh, non. Pourquoi ?

CAL : Les gens le touchent quand ils mentent. C'est une manipulation classique. Vous êtes allé aux toilettes aujourd'hui ?

GILLIAN : Cal.

SERVEUR : Euh, non.

CAL : Oh, génial. Quelqu'un d'autre veut un bout d'excréments ? Personne ? Un bout d'excréments ?



Université

ELI : Si un ancien étudiant m'emmenait ici, je voudrais faire des paniers pour Carver.

GILLIAN : Je parie qu'il a fait bonne impression sur Earl White.

ELI : Pourquoi les types qui s'appellent White sont toujours noirs et les types qui s'appellent Black sont blancs ?

GILLIAN : Vais-je être regretter que tu sois venu ?

ELI : Barry White, Jack Black.

GILLIAN : Est-ce que ton honnêteté radicale t'oblig à dire tout haut ce que tu penses ?

ELI : C'est le seul moyen d'être vraiment honnête.

GILLIAN : Oublions-la quand nous travaillons. Veux-tu ? Que faisons nous à propos du recruteur ?

ELI : Howard Taft, 45 ans, s'est fait de l'argent sur Internet, a dirigé la campagne de financement pour le nouveau centre athlétique de Carver. Apparemment il aime rendre la pareille.

GILLIAN : M. Taft, merci d'avoir accepté de nous voir.

HOWARD TAFT : C'est toujours un plaisir de parler du basket de Carver, Dr. Foster.

ELI : Oh, une bague de championnat. Cool. Ça a dû coûter une fortune sur Internet.

HOWARD TAFT : En fait, je... je l'ai gagnée en montant au panier pour l'équipe de 1986. Qu'est-ce que c'est ?

ELI : C'est un analyseur vocal de stress. Ça mesure la fréquence de la voix et jauge l'anxiété.

GILLIAN : Le principal n'est pas ce que vous dites mais comment vous le dites. Parlez-nous de votre lien avec Earl White.



Salle de conférence Lightman Group

SHEILA LAKE (enregistrement vidéo) : Il m'a ordonnée de me déshabiller. Il m'a attrapée...

SECRÉTAIRE : Oh, désolée. Ce sont les partenaires de peloton du soldat spécial Lake.

CAL : Merci d'être venues. Je veux faire des interrogatoires individuels, si vous pouvez venir avec moi, vous 2 restez ici. Merci, Heidi.

SHEILA LAKE (enregistrement vidéo) : M'a plaquée au sol. Et il m'a agressée. J'ai été violée.



Labo

GILLIAN : Tu as fini l'analyse vocale de stress sur Taft ?

ELI : Ouais. Regardez.

Enregistrement vidéo :

ELI : Oh, une bague de championnat. Cool. Ça a dû coûter une fortune sur Internet.

HOWARD TAFT : En fait, je... je l'ai gagnée en montant au panier pour l'équipe de 1986.
montant au panier pour l'équipe de 1986.

ELI : Stress vocal typique sur une question typique. C'est la ligne de stress vocal de Taft.

GILLIAN Et vu à quel point la plupart des gens te trouvent irritant...

ELI : C'est une haute ligne de tolérance. Il devait être vraiment anxieux pour que la fréquence fasse un pic au dessus, donc... selon la ligne de base... on se rend compte que Taft a trois moments d'extrême anxiété.

GILLIAN : Laisse-moi deviner. C'est quand il a nié avoir soudoyé notre As du basket.

ELI : Indistinct à l'oreille mais...

TAFT (enregistrement vidéo) : Et, non, je n'ai pas soudoyé Earl White. Vraiment, je n'ai pas donné à Earl un centime. Un pot-de-vin ? Je connais à peine le gamin.

ELI : Grâce à la technologie, nous pouvons voir le stress dans la voix de Taft. Les données suggèrent que M. White vient de recevoir beaucoup d'argent.

GILLIAN : Mais nous n'avons pas vu de changement dans ses dépenses habituelles.

ELI : J'ai parlé à ses amis. Le gars ne frime pas, il vit dans un appartement avec son frère, il prend le bus...

GILLIAN : Earl recevra un gros chèque dès qu'il deviendra pro. Pourquoi accepter l'argent de Taft s'il ne le dépense pas ? Ça ne colle pas. Nous devons entrer dans la tête d'Earl.

ELI : Tu veux que je ressorte les enregistrements, voir s'il laisse échapper un tru quand il dit jouer pour Carver ?

GILLIAN : Oui. Quelle est la dernière vague de son ?

TAFT (enregistrement vidéo) : C'est toujours un plaisir de parler du basket de Carver, Dr. Foster.

ELI : C'est quand Taft te rencontre. Vous voyez comment le graphe est tout hérissé ? Ça indique une excitation. Apparemment le panier n'était pas la seule chose que notre sportif voulait monter.

RIA : Hey, puis-je...

GILLIAN : S'il te plaît.



Couloir

RIA : Le Sergent Major Scott a un passé.

GILLIAN : Il a un casier judiciaire ?

RIA : Un chargé.

GILLIAN : Je pensais qu'on ne pouvait pas entrer dans l'armée avec un casier.

RIA : En effet, à moins qu'ils t'accordent c qu'ils appellent une renonciation morale. Ça concernait juste les délits, mais elle a tellement envie de recruter qu'elle les utilise pour enrôler des criminels.

GILLIAN : Renonciation morale.

RIA : L'armée aime jouer avec les mots. Sergent Scott a été arrêté pour... possession de drogue, incendie criminel, agression et violence...

GILLIAN ; Il a été condamné pour incendie criminel ?

RIA : Il avait 16 ans, mais l'agression est plus récente.

GILLIAN : Non, c'est l'incendie le plus significatif. Incendie et viol ont une inhabituelle haute corrélation. Ces deux crimes sont une affirmation de pouvoir.

RIA : Alors avec la condamnation d'incendie...

GILLIAN : Oui. Ça rend le viol plus plausible.


Bureau de Cal Lightman

ROBERT ROSIELLO : Nous voyons des indicateurs prometteurs sur le marché du processeur Pentium. Les revenus de Techspring devraient être plus importants que jamais.

SECRÉTAIRE : Hey, patron.

CAL : Appelez mon courtier, dites-lui de retirer toutes mes actions sur Techspring.

SECRÉTAIRE : Ok. Et je viens de parler au bureau du Major Harris. Je leur ai dit que vous arriviez.

CAL : Regarde le haussement de la main. Ce n'est pas le bon moment d'investir dans Techspring.

GILLIAN : Nous devons parler du Sergent Scott.

CAL : C'est top secret. Comment l'avez-vous eu ?

GILLIAN : De la même façon que tu l'aurais eu. En donnant une correspondance entr l'incendie et le viol...

CAL : C'est intéressant, mais j'ai bien peur que ça ne révèle rien. Les camarades de peloton de Lake avaient beaucoup de choses à dire.

RIA : Heidi a dit qu'elles ne veulent pas parler du viol.

CAL : Je ne les ai pas faites venir pour les écouter. Je les ai faites venir pour les regarder écouter.

GILLIAN : Elles ont relancé la vidéo, hein ?


CAL : Ouais. C'est dans la nature humaine. Ils appuient toujours sur le bouton. Hey, Naturelle ! Qu'est-ce que tu vois ?

RIA : Rien. Je ne vois rien du tout.

CAL : Exactement.

RIA : Je ne comprends pas.

CAL : Eh bien, regarde. L'absence d'émotion est... aussi importante que la présence d'émotion. Maintenant, toi, tu as besoin de l'apprendre.

GILLIAN : Quand des femmes écoutent une victime de viol, elles expriment certaines émotions Elles rougissent, détournent les yeux, leurs épaules sont voûtées. Ces femmes ne montrent rien de tout ça..Elles ne montrent aucun réflecteur. Donc ils ne la croient pas.

RIA : Cela ne prouve rien.

GILLIAN : Lake a vécu avec elles pendant 3 ans et aucune d'elles n'a réagi. Elles savent que ce viol n'a jamais eu lieu.


Salle d'interrogatoire

CAL : Vous avez fait une fausse accusation
contre votre sergent. C'est un crime. Et il y a les autres femmes de votre peloton. Nous avons des policiers militaires prêts à intervenir. Si vos amies vous ont aidé à planifier ça, elles sont aussi coupables que vous ? Elles savent que vous mentez, n'est-ce pas ? C'est ce que je pensais. Fais arrêter ses camarades de peloton. Elles sont toutes complices.

LAKE : Non ! Ecoutez, elles n'ont ri... Elles n'ont rien à voir avec ça. C'était mon idée.

CAL : Le Sergent Scott ne vous a pas violée ?

LAKE : Non.

COMMANDANT HARRIS : Emmenez le soldat spécial Lake en garde à vue.

RIA : Comment avez-vous pu faire ça ? Vous savez à quel point c'est dur pour les femmes dans l'armée. L'armée commence tout juste à prendre ces accusations sérieusement. Il y a des victimes à l'extérieur qui ont besoin d'aide. Beaucoup. Vous devriez honte de vous.

LAKE : Honte ? J'ai peut-être menti mais j'ai fait ce qu'il fallait. Ok, j'essayais de protéger mon peloton. J'ai fait ce qu'il fallait. J'ai fait ce qu'il fallait !


Lightman Group - Salle d'étude

ELI : Mesdames, si vous pouviez attendre ici, je vous prendrais une à la fois.

RIA : Tu rejoues un de tes fantasmes préférés, Loker ?

ELI : J'étudie l'action psychologique des uniformes sur la crédibilité. Lightman voulait voir comment elles affectent la capacité des gens à remarquer des mensonges.

RIA : Les femmes en uniforme ?

ELI : J'adore mon travail. Comment ça se passe avec Lightman ?

RIA : Il n'est pas mon plus grand supporter.

ELI : C'est juste parce que tu es non instruite.

RIA : Pardon ?

ELI : C'est inné chez toi. Les quelques naturels que Lightman a croisé ont une chose en commun. Aucun diplôme. On ne t'a pas demandé de te concentrer sur les compétences verbales alors tu t'es concentrée sur le langage corporel.

RIA : Tu dis que je ne peux pas apprendre la science.

ELI : Je dis que tu n'as pas à le faire. Ça doit être irritant pour un homme qui a passé deux décennies à essayer de voir ce que tu vois depuis ta naissance.

RIA : Merci. Ça ne te ressemble pas.

ELI : Je n'ai jamais été avec une latine.

RIA : N'abuse pas.

 

Bureau de Gillian
CAL : Comment ça avance avec le joueur de baseball ?

GILLIAN : Les joueurs de base-ball jouent au base-ball. Boulette de poulet ?

CAL : Oh, non. Je ne mange jamais de viande que je ne peux pas voir. Non. Vraiment. Non. Tu n'as aucune idée de ce qu'il y a dedans.

GILLIAN : Regarde ça. Earl White participe au championnat d'Etat pour la troisième fois. Le gamin est sur la liste de tous les recruteurs NBA du pays, mais quand il est interviewé sur la possibilité de passer pro...

CAL : Mouvement du menton. Il est en colère.

GILLIAN : Très. Earl White devrait être au top. Pourquoi est-il secrètement en colère ?

CAL : Je repère les menteurs. Tu t'occupes des sentiments. Suis-moi. J'ai quelque chose pour toi. Ok, est-ce que tu mentirais pour rétablir un tort ?

GILLIAN : Ça dépend. Pourquoi ?

CAL : Lake a menti mais a ensuite dit qu'elle protégeait son peloton.

LAKE : J'ai fait ce qu'il fallait.

CAL : Elle l'a dit avec conviction et sans aucune trace de tromperie.

GILLIAN : Comment est-ce qu'accuser ton commandant de viol protège ton peloton ?

CAL : C'est ce que je me suis demandé. Ok, voici les entretiens individuels de ses camarades de peloton. Regarde ce qu'il se passe quand elles parlent du Sergent Scott.

Vidéo des femmes militaires :

Le Sergent Scott est un leader fort.

Je suis contente que le Sergent Scott soit aux commandes.

GILLIAN : Dégoût masqué.

CAL : Ouaip. La même chose à chaque fois.

GILLIAN : Elles savent qu'il n'a pas violé Sheila Lake mais elles ressentent un profond dégoût pour lui.

CAL : Ça m'a fait penser. Et si Sheila Lake n'avait pas menti sur tout ? Et si elle avait menti sur la victime, mais pas sur le crime ?

GILLIAN : Donc tu penses que le Sergent Scott a violé quelqu'un d'autre dans le peloton ?

CAL : Le rapport de harcèlement, la condamnation pour incendie criminel... les deux concordent avec le profil d'un violeur, non ? Et si la vraie victime avait trop peur de se faire connaître ?

GILLIAN : Alors Lake accuse le Sergent Scott pour rétablir un tort passé et pour protéger les autres femmes dans le peloton. Est-ce que tu penses que Scott a violé l'une d'entre elles ?

CAL : Non. Aucune d'elles ne montre de la peur.

GILLIAN : Ça aurait pu être quelqu'un qui a été transféré ou tué au combat.

RIAN : Je pensais qu'on en avait fini avec ce cas.

GILLIAN : Non. C'est possible que le Sergent Scott ait violé quelqu'un du peloton.

CAL : Encore ce rictus.

RIA : Ce n'est... Je n'ai pas dit...

CAL : Oh, regarde. Maintenant tu es embarrassée. Tu as toutes les raisons de l'être. Tu t'es trompée, n'est-ce pas ? Le Sergent Scott n'a pas violé S. Lake.

GILLIAN :Cal...

CAL : Quoi ? C'est elle qui fait des remarques méprisantes. Regarde son visage.

RIA : Comment vous faites pour travailler ici ?

CAL : Le Sergent Scott part dans 24 heures. Je veux que tu entres en contact avec le personnel militaire. Je veux l'historique de service du peloton tout de suite.

RIA : J'y vais.

CAL : Quoi ? Oh, quoi, maintenant tu commences avec moi ? Ne dis pas quelque chose
que tu regretterais. Et je l'ai vu.


Extérieur

GILLIAN : Est-ce que je peux avoir un muffin ?

ELI : Ah, non. Non, non, vous ne voulez pas ces muffins là. Ils sont horribles. Ils ont le goût des coussins du canapé sous des noix moisies dont grand-mère gardait dans ce vieux pot sur sa...

GILLIAN :Ok, ok. Entre toi et Lightman, une fille pourrait mourir de faim. Est-ce que tu as quelque chose ?

ELI : Ouais... J'ai vu des vidéos de Earl pour tenter d savoir ce qu'il y a derrière la colère. Rien pour l'instant, mais je suis arrivé à cette expression. J'ai regardé dans le livre des expressions et il y a des éléments du AU-4 et du AU-5. Mais ce n'est pas la colère.

GILLIAN : Non. Non. Est-ce qu'on peut sortir les stats complètes de Earl de l'année ?

ELI : Bien sûr. C'est quelle émotion ?

GILLIAN : Ce n'est pas une émotion.


Bureau de Cal

Télévision : Un peu plus tôt, le PDG Robert Rosiello a essayé de calmer les investisseurs après que les actions de Techspring soient tombées en dessous de la barre des résultats du 1er trimestre. C'est complètement inattendu. Je suis sûr que nous rebondirons au second trimestre.

CAL : Tu sais, pour un PDG, ce mec est un horrible menteur. Tu as parlé au personnel à Fort Meade ?

RIA : Aucune des femmes de la 23ème division n'est tombée au combat mais il y en a une qui a disparue. Rebecca Metz était sur la liste de la 23ème division en Afghanistan. Elle a disparu il y a quatre mois, peu de temps après le refus de son transfert.

CAL : Elle a essayé de changer de peloton ?

RIA : Ce n'est pas tout. Voici une copie du rapport anonyme de harcèlement contre le Sergent Scott. La même écriture.

CAL: Ils savent où elle se trouve ?

RIA : Non, mais le nombre de soldats disparus a doublé depuis l'invasion de l'Irak. Je doute qu'ils aient la main d'oeuvre pour jouer autant à cache-cache.

CAL : Elle a de la famille à Baltimore, non ?

RIA : Ouais.

CAL : Je déteste rater une réunion de famille.


Maison de Rebecca – Baltimore.

MR METZ: Bonjour ? Que puis-je faire pour vous ?

CAL : Nous cherchons votre petite-fille, Rebecca Metz ?

Mr METZ : Elle n'est pas ici.

CAL : Ça sonne bien. Ça vous dérange si je vous emprunte ça ?

MR METZ : Quoi ? Où allez-vous ?

CAL : A l'aide ! A l'aide !

REBECCA : Grand-père ? Grand...

CAL : A l'aide.

RIA : Sheila a admis avoir menti, mais elle a dit qu'elle essayait de protéger son peloton.

REBECCA : Je ne sais pas ce que ça a à voir avec moi.

CAL : Sheila n'a pas tout inventé. Nous savons pourquoi vous avez disparu.

RIA : Nous ne sommes pas ici pour l'armée. Nous voulons juste savoir ce qu'il s'est passé.

REBECCA : Je... n'avais jamais eu de problèmes avec le Sergent Scott aux Etats-Unis. Il n'était pas grande gueule ou brutal comme les autres hommes. Mais... mais le premier jour en Afghanistan, après le couvre-feu, il est venu dans ma tente.

CAL : Il vous a violé ?

REBECCA : Le sergent est en charge. Il est supposé te soutenir. Mon boulot est de dire oui. Oui, monsieur.

RIA : C'est arrivé plus d'une fois ?

REBECCA : Presque toutes les nuits là-bas... pendant des mois. Je ne pouvais plus le supporter. Quand nous sommes rentrés, j'ai juste...

RIA : Vous avez fui.

CAL : Vous devez venir avec nous. Votre peloton se redéploie demain. Vous ne pouvez pas laisser
l'armée envoyer ces femmes en Afghanistan...avec le Sergent Scott.

REBECCA : Je ne peux pas y retourner.

RIA : Et Sheila ? Elle a menti pour vous.

REBECCA : Je... Je ne peux pas.

RIA : Rebecca...

REBECCA : Non. Je...

CAL : Ok. Ok dans ce cas. Désolé d'avoir fait irruption.

REBECCA Que faites-vous ?

CAL : Je retourne à la base.

REBECCA : Mais...

CAL : Ok.

RIA : Comment est-ce que... Est-ce qu'ils nous ont suivi ici ?

CAL : Oh, non. Je les ai appelé.

REBBECA : Laissez-moi tranquille.


Prison de l'armée

RIA : Rebecca...

REBECCA : Je sais que vous avez appelé la police militaire.

CAL : J'espérais que vous parleriez, mais, ouais, ils étaient prêts à intervenir.

RIA : Rebecca, si vous nous racontiez...

REBECCA : Ne comprenez-vous pas ? Est-ce que vous avez une idée de ce que c'est que d'être une femme dans l'armée ? Vous êtes soit une chienne, soit une putain. Et ils attendent juste que vous échouiez, que vous admettiez que vous ne pouvez pas le faire.

CAL : Alors, allez en prison. Ça leur montrera. Soyez tout ce que vous pouvez être.

RIA : Vous avez peur. Vous avez toujours peur du Sergent Scott.

REBECCA : Je n'ai pas peur de lui.

CAL :Vous avez peur de quelque chose.

REBECCA : J'ai peur qu'ils ne me croient pas.

CAL : Ah, peu importe qu'ils vous croient. Ils me croiront. Appelle-moi plus tard ? Un film ?


Université

GILLIAN : Hey Earl. Merci de prendre le temps. Au fait, je suis une grande fan. Ça vous dérange ?

EARL : Oh, aucun problème.

GILLIAN : Je parie que ça vaudra beaucoup un jour.

EARL : Oh, ouais. Autographes, chaussures, figurines. Le basket pro, c'est un gros business.

GILLIAN : T'as vu le mouvement du menton ?

EARL : Quoi ?

ELI : Vous bougez votre menton vers l'avant. C'est un signe de colère.

GILLIAN : Vous le faites dès que vous parlez de votre carrière pro. Je pense que vous êtes furieux parce que vous savez que vous n'allez pas en avoir.

ELI : Hey, Earl, attrape. Nous avons vu ça avant aussi. Vous faites cette grimace presque à chaque fois que vous attrapez une passe ces jours-ci.

EARL : C'est de l'intensité.

GILLIAN : Non, en fait, c'est de la douleur. Les docteurs l'appellent le visage premier de la douleur. C'est universel. Alors qu'est-ce que c'est, Earl ? EARL / Tunnel carpien ? Arthrite ?

EARL : Ecoutez, vous savez combien d'heures j'ai passé à faire des lancers francs ? Je me démène sur un court depuis que j'ai 9 ans. J'élève mon frère, j'essaie de payer le loyer.. Un contrat pro allait changer tout ça. Mais vous connaissez quelqu'un qui engagerait une personne qui a de l'arthrite érosive ? Personne.

GILLIAN : Donc vous avez pris le pot-de-vin.

EARL : Ecoutez, j'aurais pu devenir pro juste après le lycée, mais l'Association Sportive avait besoin de son grand tournoi, alors je dois passer ma dernière année à jouer à du basket d'université pour rien. Ecoutez, le chèque de M. Taft était la seule paie que j'allais obtenir. Vous me dites que vous n'auriez pas pris l'argent ?

Base militaire

OFFICIER : J'ai dit au Commandant que tout était réglé. Le Sergent Scott est essentiel pour nos missions. Il est censé être dans un avion à 1 heure.

CAL : Si l'armée va mettre en danger la sûreté des femmes, ça doit être fait à l'heure, non ?

OFFICIER : L'officier Metz était portée disparue depuis 5 mois. Vous êtes sûr que son accusation est justifiée ?

CAL : Je vous dis qu'elle ne ment pas.

COMMANDANT HARRIS :  : Sergent Scott. Je convoque la cour martiale à une audience sur l'article 32 la semaine prochaine. Défaites vos affaires, fils.

AVOCAT : Commandant Harris, mon client aimerait éviter tout délai inutile.

COMMANDANT HARRIS : Il veut plaider ?

SERGENT SCOTT : Notre mission sur la frontière pakistanaise est essentielle pour notre sécurité ici et j'ai une responsabilité envers mon peloton. Donc, oui, je suis prêt à plaider coupable pour la fraternisation.

RIA : Fraternisation ?

AVOCAT : Le Sergent Scott avait une relation consensuelle avec l'Officier Metz.

SERGENT SCOTT : Becky était ma petite-amie, Monsieur.

AVOCAT : Cette photo a été prise pendant la période durant laquelle... mon client aurait supposément violé l'Officier Metz.

COMMANDANT HARRIS : En avez-vous d'autres comme celle-ci ?

AVOCAT : Nous en avons plusieurs, Commandant.

COMMANDANT HARRIS : Vous affirmez toujours qu'elle ne ment pas ?

 

Salle audiovisuelle – The Lightman Group

CAL : Isole Rebecca Metz.

RIA :Il y a quelque chose qui ne va pas sur son sourire. Elle ne semble pas heureuse.

CAL : Zoome sur ses yeux. Sourcils relevés, rapprochés.

GILLIAN : Elle a peur.

CAL : Ouais, c'est un sourire de façade. Elle sourit mais ses yeux disent qu'elle a peur. Très peur.

GILLIAN : Peux-tu sortir les sourires de façade ?

RIA : Ouais.

GILLIAN : Miss Caroline du Sud ne peut pas montrer Sarah Palin a le même problème avec la presse. Rebecca Metz avec son chef de peloton.

RIA : C'est ça, elle ne veut pas être impliquée avec le Sergent Scott, mais c'est son commandant, elle doit faire ce qu'il dit.

CAL : Il veut du sexe, n'est-ce pas ? Elle se sent forcée de lui donner.
Elle ne peut pas dire non. Ce n'est pas mutuel. C'est du viol.

GILLIAN : Les psychologues de l'armée ont signalé plusieurs cas récents comme celui-ci. Ils l'appellent "viol par commandement". C'est comparable à du harcèlement sexuel, mais beaucoup plus extrême.

RIA : Quand ton patron te fait des avances, tu as peur de perdre ton travail. Mais si c'est ton chef de peloton, tu as peur de perdre la vie.

CAL :Le Sergent Scott redéploie ce soir, nous devons retourner à Fort Meade.

Base militaire - prison

REBECCA : Ils ne croiront pas que c'était du viol. Le Sergent Scott n'a jamais levé la main sur moi.

CAL : Peu importe s'il ne vous a pas attaquée physiquement. Vous aviez été contrainte.

REBECCA : Personne ne va le voir de cette façon. Je n'ai jamais dit non.

RIA :  : Il était responsable de votre sécurité. Vous deviez vous sentir menacée.

REBECCA : J'étais terrifiée. Tous savaient que si tu t'opposais à lui, il te faisait conduire la tête.

RIA : Conduire la tête ?

REBECCA : Conduire le premier camion dans le convoi. C'est le plus vulnérable pour une bombe terroriste. Un ami est mort de cette façon. Je savais dès la première fois où il est venu dans ma tente que si je disais non, je conduirais la tête pendant un mois.

RIA : Alors vous l'avez fait. Vous n'avez jamais dit non ?

CAL : C'est ce que vous direz au Commandant Harris.

REBECCA : Il ne me croira jamais.

CAL : Bien sûr que oui. Nous vous mettrons sur un détecteur. Ils les adorent par ici.

REBECCA : Il ne le dira jamais de cette façon. Le Sergent ne m'a jamais fait conduire la tête. Et il le dira jamais qu'il aurait dû.

RIA : Elle dit vrai. Nous n'avons pas de preuve qu'il liait sa sécurité au sexe.

REBECCA : La vérité n'est pas suffisante pour ces gens.

Cal : Qui a dit quoi que ce soit sur la vérité ?


Salle d'interrogatoire

INTERROGATEUR : Est-ce que votre nom est Rebecca Metz ?

REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Et êtes-vous un Officier de 1ère classe dans la 23ème division ?

REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Aviez-vous une relation avec le Sergent Russell Scott ?

REBECCA : Non.

INTERROGATEUR : Officier Metz, laissez moi reformuler. Aviez-vous une liaison avec le Sergent Scott pendant que vous serviez en Afghanistan ?

REBECCA : Oui. Il me forçait à coucher avec lui.

SERGENT SCOTT : Nous avions une relation !

INTERROGATEUR : Il vous a ordonné de coucher avec lui ?

REBECCA : Non. Mais il était mon officier commandant, je n'avais pas le choix.

INTERROGATEUR : Avez-vous déjà refusé de coucher avec le Sergent Scott ?

REBECCA : Oui... une fois. Il m'a forcé à conduire le camion de tête pendant une semaine.

SERGENT SCOTT : C'est un mensonge.

COMMANDANT HARRIS : Si elle ment, le graphique monte au-dessus de la barre rouge là ?

C'est le plus vulnérable pour une bombe terroriste. Un ami est mort de cette façon. Je savais dès la première fois où il est venu dans ma tente que si je disais non, je conduirais la tête pendant un mois.

RIA : Alors vous l'avez fait. Vous n'avez jamais dit non ?

CAL : C'est ce que vous direz au Commandant Harris.

REBECCA : Il ne me croira jamais.

CAL : Bien sûr que oui. Nous vous mettrons sur un détecteur. Ils les adorent par ici.

REBECCA : Il ne le dira jamais de cette façon. Le Sergent ne m'a jamais fait conduire la tête. Et il le dira jamais qu'il aurait dû.

RIA : Elle dit vrai. Nous n'avons pas de preuve qu'il liait sa sécurité au sexe.

REBECCA : La vérité n'est pas suffisante pour ces gens.

Cal : Qui a dit quoi que ce soit sur la vérité ?



Salle d'interrogatoire

INTERROGATEUR : Est-ce que votre nom est Rebecca Metz ?


REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Et êtes-vous un Officier de 1ère classe dans la 23ème division ?

REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Aviez-vous une relation avec le Sergent Russell Scott ?

REBECCA : Non.

INTERROGATEUR : Officier Metz, laissez moi reformuler. Aviez-vous une liaison avec le Sergent Scott pendant que vous serviez en Afghanistan ?

REBECCA : Oui. Il me forçait à coucher avec lui.

SERGENT SCOTT : Nous avions une relation !

INTERROGATEUR : Il vous a ordonné de coucher avec lui ?

REBECCA : Non. Mais il était mon officier commandant, je n'avais pas le choix.

INTERROGATEUR : Avez-vous déjà refusé de coucher avec le Sergent Scott ?

REBECCA : Oui... une fois. Il m'a forcé à conduire le camion de tête pendant une semaine.

SERGENT SCOTT : C'est un mensonge.

COMMANDANT HARRIS : Si elle ment, le graphique monte au-dessus de la barre rouge là ?

C'est le plus vulnérable pour une bombe terroriste. Un ami est mort de cette façon. Je savais dès la première fois où il est venu dans ma tente que si je disais non, je conduirais la tête pendant un mois.

RIA : Alors vous l'avez fait. Vous n'avez jamais dit non ?

CAL : C'est ce que vous direz au Commandant Harris.

REBECCA : Il ne me croira jamais.

CAL : Bien sûr que oui. Nous vous mettrons sur un détecteur. Ils les adorent par ici.

REBECCA : Il ne le dira jamais de cette façon. Le Sergent ne m'a jamais fait conduire la tête. Et il le dira jamais qu'il aurait dû.

RIA : Elle dit vrai. Nous n'avons pas de preuve qu'il liait sa sécurité au sexe.

REBECCA : La vérité n'est pas suffisante pour ces gens.

Cal : Qui a dit quoi que ce soit sur la vérité ?



Salle d'interrogatoire

INTERROGATEUR : Est-ce que votre nom est Rebecca Metz ?


REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Et êtes-vous un Officier de 1ère classe dans la 23ème division ?

REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Aviez-vous une relation avec le Sergent Russell Scott ?

REBECCA : Non.

INTERROGATEUR : Officier Metz, laissez moi reformuler. Aviez-vous une liaison avec le Sergent Scott pendant que vous serviez en Afghanistan ?

REBECCA : Oui. Il me forçait à coucher avec lui.

SERGENT SCOTT : Nous avions une relation !

INTERROGATEUR : Il vous a ordonné de coucher avec lui ?

REBECCA : Non. Mais il était mon officier commandant, je n'avais pas le choix.

INTERROGATEUR : Avez-vous déjà refusé de coucher avec le Sergent Scott ?

REBECCA : Oui... une fois. Il m'a forcé à conduire le camion de tête pendant une semaine.

SERGENT SCOTT : C'est un mensonge.

COMMANDANT HARRIS : Si elle ment, le graphique monte au-dessus de la barre rouge là ?

C'est le plus vulnérable pour une bombe terroriste. Un ami est mort de cette façon. Je savais dès la première fois où il est venu dans ma tente que si je disais non, je conduirais la tête pendant un mois.

RIA : Alors vous l'avez fait. Vous n'avez jamais dit non ?

CAL : C'est ce que vous direz au Commandant Harris.

REBECCA : Il ne me croira jamais.

CAL : Bien sûr que oui. Nous vous mettrons sur un détecteur. Ils les adorent par ici.

REBECCA : Il ne le dira jamais de cette façon. Le Sergent ne m'a jamais fait conduire la tête. Et il le dira jamais qu'il aurait dû.

RIA : Elle dit vrai. Nous n'avons pas de preuve qu'il liait sa sécurité au sexe.

REBECCA : La vérité n'est pas suffisante pour ces gens.

Cal : Qui a dit quoi que ce soit sur la vérité ?



Salle d'interrogatoire

INTERROGATEUR : Est-ce que votre nom est Rebecca Metz ?


REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Et êtes-vous un Officier de 1ère classe dans la 23ème division ?

REBECCA : Oui.

INTERROGATEUR : Aviez-vous une relation avec le Sergent Russell Scott ?

REBECCA : Non.

INTERROGATEUR : Officier Metz, laissez moi reformuler. Aviez-vous une liaison avec le Sergent Scott pendant que vous serviez en Afghanistan ?

REBECCA : Oui. Il me forçait à coucher avec lui.

SERGENT SCOTT : Nous avions une relation !

INTERROGATEUR : Il vous a ordonné de coucher avec lui ?

REBECCA : Non. Mais il était mon officier commandant, je n'avais pas le choix.

INTERROGATEUR : Avez-vous déjà refusé de coucher avec le Sergent Scott ?

REBECCA : Oui... une fois. Il m'a forcé à conduire le camion de tête pendant une semaine.

SERGENT SCOTT : C'est un mensonge.

COMMANDANT HARRIS : Si elle ment, le graphique monte au-dessus de la barre rouge là ?

CAL : C'est ça. La machine dit que c'est vrai.

SERGENT SCOTT : Ce n'est pas vrai !

CAL : Le détecteur dit que ça l'est.

SERGENT SCOTT : Je me fous de ce que la machine dit. Elle invente. Je ne l'ai jamais fait conduire la tête !

CAL : Vous ne l'avez pas fait conduire la tête ?

SERGENT SCOTT : Non !

CAL : Je pensais que tous devaient le faire. Vous ne lui avez jamais fait faire ?

SERGENT SCOTT : Je... je ne lui ai jamais fait conduire la tête ! C'est un mensonge !

AVOCAT : Sergent, vous n'avez pas à répondre.

CAL : Donc, tant qu'elle était dans une relation avec vous, elle n'avait pas conduit la tête. Est-ce que c'est vrai ?

AVOCAT : Sergent Scott...

CAL :Est-ce que c'est vrai, Sergent Scott ?

AVOCAT : Sergent Scott, ne...

CAL :Est-ce que c'est vrai, Sergent Scott ?

AVOCAT : Vous n'avez pas à répondre.

SERGENT SCOTT : Oui ! Oui, c'est vrai. Quoi ? Quoi ?

CAL : Sa sécurité était votre responsabilité. Vous avez échangé sa sécurité contre du sexe.

AVOCAT : Commandant Harris, mon client ne comprend pas...

COMMANDANT HARRIS : Si. Ce qu'il a fait n'était pas de la fraternisation. C'était du viol. Arrêtez-le en vertu de l'article 120.

SERGENT SCOTT : Vous ne savez pas de quoi vous parlez Je suis un soldat médaillé ! Je n'ai rien fait de mal !

CAL : Ouais, ça sonne juste.


Terrain de basket

EARL : Que voulez-vous ? Je suis déjà suspendu, ils m'enlèvent ma bourse, vous m'avez pris à la gorge.

GILLIAN : C'est vous qui avez pris le pot-de-vin. Le système est corrompu, Earl.

EARL Et que suis-je supposé faire ? Comment suis-je supposé m'occuper de mon frère ?

GILLIAN : J'ai entendu que vous aviez réussi votre examen d'économie de mi-trimestre.

EARL : Et alors ?

GILLIAN : Vous voulez votre diplôme. Donc j'ai convaincu le Dr Lightman de mettre nos honoraires sur un compte. Probablement pas assez pour 4 ans à Carver mais ça vous mènera au Maryland.

EARL : Et si je ne veux pas de votre argent ?

GILLIAN : Alors balancez-le. C'est votre choix.


Bureau de Cal Lightman

RIA : Comment est-ce qu'elle a fait ? Nous savons tous les deux que Metz mentait à propos de conduire le camion de tête. Comment a-t-elle déjoué le détecteur ? Valium ?

CAL :Ouais. Endors les nerfs. Rend muette la réponse émotionnelle.

RIA : Vous... vous l'avez drogué pour qu'elle puisse mentir ?

CAL : Ne jamais laisser les faits se mettre en travers de la vérité. Vous savez, je voulais...

RIA : Ouais, je sais. Merci.

CAL : Pour quoi ?

RIA : Vous aviez un petit sourire de gratitude. Quoi, vous êtes surpris ? Vraiment ? Le fait que je ne connaisse pas votre science ne signifie pas que je ne sache pas les choses.

CAL : Quand vous ne connaissez pas la science, vous ne voyez pas l'image entière. Les gens peuvent être blessés, vous savez ?

RIA : Qu'est-ce que c'était ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

CAL : Quoi ?

RIA : Honte. Quand vous avez dit que les gens étaient blessés, vous avez montré de la honte.

CAL : Je ne sais pas de quoi vous parlez.

RIA : Vous mentez.

CAL : Habituez-vous y.

 

Écrit par arween

Lightman Group

ELI : Dr. Lightman, the guys from homeland security are here. They want your assessment of the new handheld polygraph.

CAL : I'll be right there.

EMPLOYÉ N°1 : Do you workat the department of homeland security?

EMPLOYÉ N°2: Yes.

ELI : Yeah.

EMPLOYÉ N°1: Do you have black hair?

EMPLOYÉ N°2: Yes.

TOM WHITMORE : See, the handheldmeasures cardio and galvanic skin response. It's the only polygrapevereveloped with this kindof portability.

CAL : Oh, not quite.

GILLIAN : Uh, cal,you know secretary miller from homelandsecurity.

CAL : Good to see you.

GILLIAN :And this is tom whitmore, the new tsa deputy.

TOM WHITMORE :What the hell is this?

CAL : It's a lie detector. The west africansused them first. When you're on trial,you held the egg in your hands, and if it broke,it's a sign of anxiety. You were found guilty.

TOM WHITMORE :Well, I'd say our handheld'sa little more advanced.

CAL : Well, unfortunately, both devices sufferfrom the same problem. Uh, ms. Cooper,would you mind?

Mlle COOPER : May I?

CAL : Could you ask the control questions again, please?

TOM WHITMORE : What are you doing?

Mlle COOPER :Do you work at the departmentof homeland security?

EMPLOYÉ N°2: Uh, yes.

Mlle COOPER :Do you have black hair?

EMPLOYÉ N°2: Yes.

EMPLOYÉ N°2: The problem with allpolygraph tests is false positives.

GILLIAN : Innocent people can fail if they feel an increasein any emotion-- anger, fear, sexual arousal. Not just guilt. Your polygraphis no better than the egg at telling us whichemotion it's responding to.

TOM WHITMORE : No.

CAL : I've been wantingto try that for years. E, you would have beenund foguilty, but you were just angry. You should be, uh, spending your money studying the face. 43 muscles combine toproduce a possility of 10,000 expressions. Now, if youlearn them all, yoyou don't need a polygraph.

SECRÉTAIRE MILLER :How much did we spendon this damn project anyway?

TOM WHITMORE : Uh, not much. I'm sure we can recoupmost of our costs.

CAL : Now, that was lovely.

SECRÉTAIRE MILLER :What?

CAL : A gestural retreat.

SECRÉTAIRE MILLER :What's that?

CAL : His step backwards. Means he doesn't believea word he just said. He's lying.

TÉLÉVISION :Well, I'm not a crook. I've earned everything I've got.

Générique

Lightman Group

CAL : What do you see?

GILLIAN : I see a skeptical, emotionally distant scientist obsessing over facial twitches. Why are you doing micro expression training?

CAL : Well, I got it set at triple speed. You know, when you try and hide your emotions, they leak out at a fifth of a second? Well, this is testing me at a 15th of a second.

GILLIAN : Impressive. You know who else is impressive on that thing?

CAL : Is this another attempt to get me to take ms. Torres under my wing?

GILLIAN : You need somebody to back you on the military case.

CAL : I got you for that.

GILLIAN : I'll be courtside with earl white. It's a freshman shooting guard, hottest nba prospect in the country. College athletic association wants us to find out if he took a bribe to play for gwcu.

CAL : Well, we got a meeting at fort meade in half an hour.

GILLIAN :Look, I'll... I'll meet you there later, okay, but let's get torres involved. She's a natural. She's got phenomenal instincts.

CAL : Doesn't mean she knows the science.

RIA : Dr. Foster said you wanted to see me?

CAL : What do you see?

RIA : Anger. Fear. Sadness.

CAL : Let's go.


Camp Militaire

COMMANDANT HARRIS : Specialist sheila lake has served with the 23rd mountain division for three years, two of those in afghanistan. Lake is asserting that she was raped by her platoon leader, staff sergeant russell scott. We'd like you to find out if the allegation's true.

INSTRUCTEUR : Lake. Lake! Grab your gear and report to the staff judge advocate.

RIA : Is sergeant scottbeing court-martialed?

COMMANDANT HARRIS : We're not there yet. Sergeant scott's leadership is crucial to the tribalintelligence missions we're runningon the pakistani border. We start a court-martial proceeding, he'll be off theline for six months.

CAL : Then, I'm afraidwe can't help you.

COMMANDANT HARRIS : Excuse me?

CAL : Hire us when youwant the truth. Why waste taxpayers' money fifthat's not what you're after?

COMMANDANT HARRIS : Dr. Lightman, my first concernis the safety of every womanin that platoon. That's why we'reinvestigating. But sergeant scottpassed a polygraph.

CAL : Yeah, well,I bet his grandmother didn't think he did it, either. That's equally reliable.

COMMANDANT HARRIS : Look, sergeant scott's setto redeploy in three days. He's the only commander who can recognizehostiles on that border. Without him,the mission's more dangerous for every soldierin the 23rd. I certainly can'thave a rapist in charge ofthe females in that platoon, but if I'm going to pull sergeant scottoff the line, I need to know this womanis telling the truth.

Gymnase

GILLIAN : Six-five, moves like he's five-one. Could dunk at ten, won thestate championship at 14. National high schoolplayer of the year the last three years.

ELI : I would not have pegged youfor a hoops geek.

GILLIAN : You know thefifth-grade boy with the vintagedr. J poster and the instant recallof his career stats? I was that boy.

JEREMY LEVINE : Dr. Foster? I'm Jeremy Levine with the athletic association. Thanks for coming down.

GILLIAN : Who doesn'tenjoy a day watching earl whitedo his thing?

JEREMY LEVINE : Howard taftcertainly does. He's thealumni booster who allegedly paid earl $50,000to come and play for carver. We'd like to investigatethis quietly. Earl's a good kid. He lost his mom last year. He's raisinghis brother on his own. Plus, he's gonnago pro this spring, and you don't wantany more bad press for the "one and done" rule. Making kids go to college for a yearbefore they turn pro forces them to takehigh school more seriously.

ELI : It also forcesyoung superstars to play a yearof college ball, jacking up ratingsand revenues.

GILLIAN : Loker here has a hard timewith half-truths.

JEREMY LEVINE : Earl white,dr. Gillian foster and her associate,eli loker.

EARL WHITE : You folksare the lie guys, right?

GILLIAN :More the truth guys,but it depends on the case. Do you havesome time to chat?

EARL WHITE : You know, I have to takemy little brother home, and I got an econ midtermtomorrow. Need to get with the books,you know? But hit my cell later. Anything I c doto clear my name.

GILLIAN :Appreciate it.

JEREMY LEVINE : Any quick reads?

ELI : His speech was hurried, and he brought that basketballto his chest, creating a barrier between us. Those are both signs of anxiety.

GILLIAN : Well, that's something any college athletemight feel when he's been accusedof taking a bribe. We're not magicians. We're scientists. We'll need to talk to earland the booster to spot any conclusive signsof lying.

Salle du camps militaire

SHEILA LAKE : I'm not naive, okay? When you sign upto be one of four women in a platoonof 30 guys, guys who aren'tgonna see another woman for six months, well... like they say in girl scouts, "be prepared."

RIA : So, you wereharassed?

SHEILA LAKE : Porn in the latrines... jody calls.

RIA : Jody calls?

SHEILA LAKE : * I taught that bitchher left then right nailed her ass then left last night.*

RIA : Got it.

SHEILA LAKE : Yeah.

RIA : Did staff sergeant scottparticipate in any of this?

SHEILA LAKE : He didn't make jokes or anything, but... oh, his hands were everywhere. He liked to walk in on uswhile we were changing, if we were in the showers.

RIA : Tell us about the attack.

SHEILA LAKE : I was, uh... I was on my way backfrom a workout. Ran into himbehind the mess. And he ordered me to strip. He grabbed me. He pinned me down. And he assaulted me. I was sexually assaulted.

Salle de briefing

RIA : Hey, what's upwith the mime act?

CAL : You ask the questions,I observe.

GILLIAN : Dr. Lightman findsasking questions distracting. He prefers to watch.

CAL : You finish the psych profile on the guy she's accused?

GILLIAN : Nice to see you, too.

RIA : What's his problem?

GILLIAN : "Friendly fire." "Collateral damage." You can start with thelies in the language.

RIA : Bet they're notgonna end there.

Salle d'interrogatoire

SERGENT SCOTT : Last tuesday? I went to dinner. I had a few drinksat the nco club. I stopped by the px, and then headed back to the barracks.

RIA : Tell me again--start with drinks.

SERGENT SCOTT : Drinks, px, barracks. Toothpaste and deodorant. I have the receipt.

RIA : You weren't anywherenear the mess hall?

SERGENT SCOTT : I just said I wasn'T.

RIA : And you're telling me you didn'tattack specialist lake?

SERGENT SCOTT : That's exactly what I'm saying,and while we're on the subject...

CAL : Okay. That's good. Thanks for your time. Hey, you. Whoa, quite a bicep you have there. You must really lovethe weight room, huh? I don't normally mix business withpleasure, but... And I was wondering you fancygrabbing a drink later or...

SERGENT SCOTT : Uh, I'm not gay. And isn't thisa little inappropriate?

CAL : Absolutely. Sorry. Right excuse me.

RIA : What the hell was that?

CAL : I love a man in uniform,you know?

GILLIAN : The rape was unplaed,one time,
with no additional violence. That suggestsa power assertive rapist, somebody who is obsessedwith masculinity, who needs othersto see him as a man. If sergeant scott fitthe profile, he would have reactedto my overture with one emotion-- disgust.

RIA : There was no disgust,just surprise.

CAL : Correct-- eye brows up, jaw down.

RIA : Okay, but... the guy was totally amped up.

CAL : Yeah, but he showedno deception leakage, right,no sign of lying.

RIA : He looked like he wanted to throw me across the room.

GILLIAN : A man charged with rapeis even more likely to be angry if he's innocent.

RIA : Well, they can't bothbe telling the truth.

CAL : They're not. Sheila lake madetwo mouth shrugs when she was describingthe rape. That's a classic gestural slip. It means she has no confidencein her words. The woman was lying.

Labo Lightman Group
LAKE (enregistrement vidéo) : I was sexually assaulted.

RIA : You really think a woman
would lie about rape?

CAL : Unpleasant truths, pleasant truths,
human mortality,a moustache on a woman-- three thingswe'd all prefer to ignore.

GILLIAN : Fbi crime reports have found that eight percent of rapeallegations are false.

RIA : Okay, but the army vetsI worked with at tsa said that sexual assaultwas a big problem.

CAL : It doesn't explainthe gestural slip.

GILLIAN : Lake's alsonot exhibiting any of the emotionsa rape victim typically displays whenrecounting her story.

CAL : No shame... no fear. We should be seeing a lotof activity in the forehead, but there isn't any.

RIA : Maybe she's got post-traumatic stress.

GILLIAN : Emotional numbingmight explain her inabilityto express her feelings...

CAL : But not the mouth shrug.

RIA : Look, I'm telling you,there's something off about sergeant scott.

CAL : You know, I once had actors play out the testimonyfrom a rape case in front of 30 federal judges. And you knowthe biggest predictor of whether they believed the man or the woman? E gender of the judge.

Couloir
RIA : You think I'm saying he's
guilty 'cause I'm a woman?

CAL : Me, darwin, and 2,000 years of evolutionary biology.

GILLIAN : Well, I think what dr. Lightman is trying to say is that it's important not tolet what you bring in the room affect what yousee in the room.

SECRÉTAIRE : Dr. Lightman?

CAL : What is it?

SECRÉTAIRE : Harassment report. Opportunity rep just sent it over. Looks like it was filed anonymously last fall.

GILLIAN : It alleges sergeant scottsurprised women in the showers and entered their barracksun announced.

RIA : Hmm, backs up lake's story.

CAL : You know,generally it's not a good idea to call your boss an idiot.

RIA : I didn't sayyou were an idi...

CAL : But your buccinator did.

RIA : That's not...

CAL : Oh, that's a pretty impressivecombination of contempt and disgust.

RIA : I'M... I'm S... I...

CAL : apology accepted.

GILLIAN : Head back to fort meade and check intothe
personnel files of the woman andthe sergeant. And hang in there.

Extérieur :

GILLIAN : You should consider goinga little easier on torres.

CAL : Why? She's all false positives. See, that's the troublewith naturals. They don't seewhat's missing. They're all instinctand no science. I'll havea falafel sandwich, please.


GILLIAN : An italian ice. Grape.

CAL : You wash your hands today?

SERVEUR : Uh, yeah, of course.

CAL : Do you have any kindof pain in your neck?

SERVEUR : Uh, no. Why?

CAL : People touch itwhen they lie. It's a classic manipulator. You beento them athrootoday?

GILLIAN : Cal.

SERVEUR : Uh, no.

CAL : Oh, great. Anybody else wanta side of feces? Anybody? Side of feces?

Université
ELI : If an alum took me here, I would want to playhoops for carver.

GILLIAN : I bet it made an impressionon earl white.

ELI : Why is it guys namedwhite are always black and guys named blackare always white?

GILLIAN : Am I going to besorry you're here?

ELI : Barry white, jack black.

GILLIAN : Does your radical honestypledge mean you have to say everything you think?

ELI : It's the only wayto be truly honest.

GILLIAN : Let's turn it offwhile we're working, shall we? Now, what do we knowabout the booster?

ELI : Uh, howard taft, forty-five, made his moneyon internet job boards, led the funding campaign forcarver's new athletic center. Apparently helikes giving back.

GILLIAN : Mr. Taft, thanks for agreeingto talk with us.

HOWARD TAFT : Always a pleasure to talkcarver basketball, dr. Foster.

ELI : Oh, championship ring. Sweet. Must have cost afortune online.

HOWARD TAFT : Actually, I, uh,I earned it riding the pinefor the '86 team. What's that?

ELI : It's a, uh, voice stress analyzer. It measures pitchand gauges anxiety.

GILLIAN : We find it's less about whatyou say than how you say it. Now, tell usabout your relationship with earl white.

Salle de conférence - Lightman Group
LAKE (enregistrement vidéo) : He ordered me to strip. He grabbed me...

SECRÉTAIRE : oh, sorry. These are specialistlake's platoon mates.

CAL : Thanks for coming in. I want to conductindividual interviews, so if you could comewith me, you two stay here. Thanks, heidi.

LAKE (enregistrement vidéo) : Pinned me down. And he assaulted me. I was sexually assaulted.

Labo
GILLIAN : you finish the vocalstress analysis on taft?

ELI : Yeah. Check it out.

Enregistrement vidéo :
ELI : Oh, championship ring. Sweet. Must have cost a fortune online.

HOWARD TAFT : Actually, I... I earned it riding the pine for the '86 team.

ELI : Typical vocal stresson a typical question. That's taft'svocal stress baseline.

GILLIAN : And given how irritatingmost people find you...

ELI : it's a high tolerance baseline. He'd have to beextremely anxious for his pitchto spike above it, so... applying the baseline... you can see from the spikesthat taft had three moments of extreme anxiety.

GILLIAN : Let me guess. That's when he denied bribingour basketball phenom.

ELI : Yep. Indistinguishableto the ear, but...

TAFT (enregistrement vidéo) : and, no, I didn't bribe earl white. Really, I didn't give earl a penny. A bribe? I barely know the kid.

ELI : Thanksto the technology, we can see the stressin taft's voice. The data suggestsyoung mr. White just came into a lot of money.

GILLIAN : But we've seen no uptick in earl'sspending habits.

ELI : I talked to his friends. The guy's got no bling, he lives in a walk-upwith his brother, he takes the bus...

GILLIAN : earl's got a big payday coming assoon as he turns pro. Why take taft's moneyif
he's not going to spend it? The psychology'sinconsistent. We need to getinside earl's head.

ELI : You want me to pullrecent interview footage, see if he leaks anything when he talks aboutplaying for carver?

GILLIAN : Yeah. What's that last sound wave?

TAFT (enregistrement vidéo) : Always a pleasure to talk carver basketball, dr. Foster.

ELI : That is when taft met you. See how the graphis all scrunched up? It indicates arousal. Apparentlythe pine was not the only thingour aging jock wanted to ride.

RIA : Hey, can I...

GILLIAN : Please.

Couloir
RIA : Staff sergeantscott has a past.

GILLIAN : He has a criminal record?

RIA : A long one.

GILLIAN : I thought you couldn't getinto the army with a record.

RIA : You can't, unless they grant youwhat's called a moral waiver. It used to bejust for misdemeanors, but the armyis so stretched for recruits that they're using themto let felons in.

GILLIAN : Moral waiver.

RIA : The army reallyhas a way with words. Uh, sergeant scottwas arrested for possession, arson,assault and battery...

GILLIAN : he has an arson conviction?

RIA : He was 16,but the assault's more recent.

GILLIAN : No, I-it's the arsonthat's significant. Arson and rape havean unusually high correlation. They're both crimesabout the assertion of power.

RIA : So with the arson conviction...

GILLIAN : yeah. It makes the rapea lot more likely.

Bureau de Cal Lightman
ROBERT ROSIELLO : We're seng promising indicators in the pentium chip market. Techspring earningsshould be strong as ever.

SECRÉTAIRE : Hey, boss.

CAL : Call my broker, have him dump all my holdingsin techspring.

SECRÉTAIRE : Okay. And, uh, I just spokewith major harris' office. I told themyou were on your way.

CAL : Look at that hand shrug. It's not a good time to be investing in techspring.

GILLIAN : We need to talk about sergeant scott.

CAL : This is classified. How'd you get it?

GILLIAN : The same wayyou would have. Given the correlationbetween arson and rape...

CAl : well, it's interesting,but it's irrelevant, I'm afraid. Turns out lake's ptoon matesd rather a lot to say.

RIA : Heidi said they wouldn'ttalk about the rape.

CAL : Well, I didn't bring themin to hear them talk. I brought them into watch them listen.

GILLIAN : They turned thevideo back on, huh?

CAL : Yep. It's human nature. They always flip the switch. Hey, natural. What do you see?

RIA : Nothing. I don't seeanything.

CAL : Exactly.

RIA : I don't understand.

CAL : Well, look. The absence of emotion is... just as importantas the presence of emotion. Now, you,you need to learn that.

GILLIAN : When womenlisten to a rape victim they believe,they reflect certain emotions. They blush, avert their eyes,hunch their shoulders. These women exhibitnone of that. They're not showingany reflectors. So they don't believe her.

RIA : That doesn't prove anything.

GILLIAN : Lake lived with those womenfor three years and neither one of themis reacting. They knowthis rape never happened.

Salle d'interrogatoire

CAL : You made a false accusationagainst your sergeant. That's a crime. And then there's the other women in your platoon. You know, we have mpsstanding by. If your friendshelped you plan this, they're as guiltyas you are, right? They know you're lying,don't they? Thought so. Have the mps arresther platoon mates. They're all in on it.

LAKE : No!Look, they had noth...They had nothing to do with it. It was my idea.

CAL : Sergeant Scott didn't rape you?

LAKE : No.He didn't.

COMMANDANT HARRIS : Take Specialist Lake into custody.

RIA : How could you do this. You know how hard it is for women in the military. The army has just started to take these claims seriously. There are victims out there who need help. A lot of them. You should be ashamed of yourself.

LAKE : Ashamed? I may have lied, but I was doing the right thing. Okay, I was trying to protect my platoon. I was doing the right thing. I was doing the right thing!

Lightman Group - salle d'étude
ELI : ladies, if you could,uh, wait in there, I will be taking youin one at a time.

RIA : laying outyour favorite fantasies, loker?

ELI : Studyingthe psychological influence of uniformson credibility. Lightman wanted to see how they affect people'sability to spot lies.

RIA : Women in uniform?

ELI : I do love my work. How's it going with lightman?

RIA : Uh, he's not my biggest fan.

ELI : Well, that's just'cause you're uneducated.

RIA : Excuse me?

ELI : We, you're a natural. The few naturalslightman's come across have one thing in common. No college degree. You haven't been askedto focus on verbal skills, so you focus on body language.

RIA : You're sayingI can't learn the science.

ELI : I'm saying you didn't ha to. That's got tobe irritating for a guywho's spent two decades trying to seewhat you were born seeing.

RIA : Thanks. That's very un-loker of you.

ELI : I've never beenwith a latina woman.

RIA : Don't push it.

Bureau de Gillian
CAL : How's it goingwith the ballplayer?

GILLIAN : Ballplayers play baseball.

CAL : Yeah.

GILLIAN : Chicken dumpling?

CAL : Oh, no. Never eatmeat I can't see. No. Really. No. You have no ideawhat's in there.

GILLIAN : Take a look at this. Earl white just tookstate for the third time. The kid's on the list of everynba scout in the country, but when asked aboutplaying pro ball...

CAL : chin thrust. He's angry.

GILLIAN : Very. Earl white shouldbe on top of the world. Why is he secretly angry?

CAL : I spot the liars. You're the feelingsdepartment. Follow me. I got somethingfor you. Okay, would you lie to right a wrong?

GILLIAN : Depends. Why?

CAL : Lake lied, but then said she wasprotecting her platoon.

LAKE : I'm doing the right thing.

CAL : She said it with conviction,and with no deception leakage.

GILLIAN : How does accusing your commanderof
rape protect the platoon?

CAL : That's what iasked myself. Okay, these are the individual interviewswith her platoon mates. Watch what happens whenthey discuss sergeant scott.

Vidéo des femmes militaires :

Sergeant scott is a strong leader.

I'm glad sergeant scott's in command.

GILLIAN : Concealed disgust.

CAL : Yup. Looks the sameevery time.

GILLIAN : They knowhe didn't rape sheila lake, but they feel intense disgustfor him.

CAL : Made me think. What if sheilalake didn't lie about everything? What if she lied about thevictim, but not the crime?

GILLIAN : So, you think sergeant scott rapedsomeone else in the platoon?

CAL : The harassment report,arson conviction-- both
consistent with theprofile of a rapist, right? What if the real victim is too scaredto come forward?

GILLIAN : So lake accuses sergeant
scottto right a past wrong, and to protect the other womenin the platoon. Do you thinkscott raped one of them?

CAL : No. None of them isexhibiting any fear.

GILLIAN : It could have been someonewho was transferred, orr killed in combat.

RIA : I thought we weredone with this case.

GILLIAN : No. It's possible sergeant scott raped someone who used to be in the platoon.

CAL : Your buccinator'splaying up again.

RIA : It's not... I didn't say...

CAL : Oh, look. Now you'reembarrassed. Well, you haveevery reason to be. You did get it wrong,didn't you? I mean, sergeant scott didn't rape sheila lake.

GILLIAN : Cal...

CAL : what? She's the one making snidecomments. Look at her face.

RIA : How do people work here?

CAL : Sergeant scott redeployswithin 24 hours. I want you to get aholdof military personnel. I want the historic rosterfor the platoon right away.

RIA : Got it.

CAL : What? Oh, what,now you're starting on me? Don't say something you'll regret. And I saw that.

Extérieur
GILLIAN : Can I have a muffin?

ELI : Ah, no. No, no, no, youdon't want the muffins here. They are terrible.They taste like sofa cushions covered with the moldy nutsyour grandmother used to keep in that old jar on her...

GILLIAN : Okay, okay. Between you and lightman,a girl could starve. Do you have something for me?

ELI : Yeah, um... I've been watching tape of e l trying to understandwhat's behind the anger. Uh, nothing so far,but I did
come up with this expression. I've been throughthe facial coding book and there's elementsof au-four and au-five. But it's not anger.

GILLIAN : No. It's not. Can we pull up full statsfor earl over the year?

ELI : Sure. What emotion is it?

GILLIAN : It's not an emotion.

Bureau de Cal
Télévision : And earlier, ceo robert rosiello tried to calm investors after techspring shares plummeted in the wake of a subpar q1 earnings report. This is entirely unexpected. I'm sure we'll rebound in the second quarter.

CAL : You know, for a ceo,this guy's a terrible liar. You talk to personnelat fort meade?

RIA : None of the womenin the 23rd died in combat, but there's onewho went awol. Rebecca metz was on the 23rd'sroster in afghanistan. Went awolfour months ago, shortly afterher transfer request was denied.

CAL : She tried to transfer outof her platoon?

RIA : That's not all. Here's a copy of the anonymousharassment report on sergeant scott. Handwriting's the same.

CAL : They have any idea where she is?

RIA : No, but the numberof awol soldiers has doubled since we invaded iraq. I doubt they gotthe manpower to play that muchhide-and-seek.

CAL : Well, she's got relativesin baltimore, right?

RIA : Yeah.

CAL : Hate to miss a family reunion.

Maison de Rebecca - Baltimore
Mr METZ : Hello? Uh, what canI do for you?

CAL : Looking for your granddaughter,rebecca metz?

Mr METZ : She's not here.

CAl : Sounds good. You mind if I borrow this?

Mr METZ : What? Where are you going?

CAL : Help! Help!

REBECCA : Grandpa? Grand...

CAL : help.

RIA : Sheila admitted she was lying, but she said she was tryingto protect the platoon.

REBECCA : I don't knowwhat this has to do with me.

CAL : Sheila didn't makeeverything up. We know whyyou went awol.

RIA : We're not herefor the army. We just want to knowwhat happened.

REBECCA : I, uh... never had a problem with sergeant scottin the states. He wasn't loudor gross like the other guys. But... but on our first day inafghanistan, after curfew, he came in my tent.

CAL : He raped you?

REBECCA : The sergeant'sin charge. He's supposed to have your back. My job is to say yes. Yes, sir.

RIA : It happened more than once?

REBECCA : Almost every night over there... for months. I couldn't take it anymore. When we got back, I just...

RIA : you ran.

CAL : You need to come with us. Your platoon redeploys tomorrow. You can't letthe army send those women back to afghanistanwith sergeant scott.

REBECCA : I can't go back.

RIA : Well, what about sheila? She lied for you.

REBECCA : I... I can'T.

RIA : Rebecca...

REBECCA : no. I...

CAL : Okay. Okay then. Sorry tobarge in.

REBECCA : What are you doing?

CAL : I'm going back to the base.

REBECCA : But...

CAL : okay.

RIA : How did... Did they follow us here?

CAL : Oh, no. I called them.

REBECCA : Leave me alone.

Prison de l'armée
RIA : Rebecca...

REBECCA : I know you calledthe mps.

CAL : Well, I had hopedyou'd talk, but, yeah, I had themstanding by.

RIA : Rebecca, if you explain to us...

REBECCA : Don't you get it? Do you have any ideawhat it's like to be a woman in the military? You're either a bitchor a whore. And they're just waitingfor you to fail, to admit you can't hack it.

CAL : Well, then, go to jail. That'll sh 'em. Be all you can be.

RIA : You're scared. You are still scared of sergeant scott.

REBECCA : I'm not afraid of him.

CAL : You're afraid of something.

REBECCA : I'm afraidthey won't believe me.

CAL : Ah, it doesn't matterif they believe you. They'll believe me.


Université
GIILIAN : Hey, earl. Thanks for taking the time. By the way,I'm a big fan. Would you mind?

EARL : Oh, no problem.

GILLIAN : Bet this'll be wortht a losome day.

EARL : Oh, yeah. Autographs, shoes, bobble heads. Pro ball is big business.

GILLIAN : See the chin thrust?

EARL : What?

ELI : You thrust your chin out. That's a signof anger.

GILLIAN : You do it whenever you talk about your pro career. I think it's 'cause you're angryyou're not gonna have one.

ELI : Hey, earl, catch. We've seen thatbefore, too. You make that face almost every time you catch a pass these days.

EARL : It's intensity.

GILLIAN : No, actually, it's pain. Doctors call itthe primal face of pain. It's universal. So what is it, earl?

EARL : Carpal tunnel? Arthritis?

EARL : Look, you know how many hoursI've spent shooting free throws? I've busted my asson the court since I was nine. I'm raising my brother,trying to pay the rent-- a big pro contractwas gonna change all that. But you knowwho drafts someone with erosive artitis? Nobody.

GILLIAN : So you took the bribe.

EARL : Look, I could've gone proout of hhoolh sc, but the athletic associationneeds its big tournament, so I gotta spendmy last good year playing college ballfor nothing. Look, mr. Taft's check was the only paydayI was gonna get. You telling me you wouldn't havetaken that money?

Base militaire
COMMANDANT HARRIS : I told the postcommander this matterwas settled. Sergeant scott isvital to our efforts. He's supposed tobe on a plane at 0100 hours.

CAL : I guess if the army's going to jeopardizethe
safety of women, it should be doneon time, right?

COMMANDANT HARRIS : Private metz was awolfor five months. You're sure her allegationhas merit?

CAL : I'm telling youshe's not lying.

COMMANDANT HARRIS : Sergeant scott. I'm convening an article 32court-martial hearing next week. Unpack your gear, son.

AVOCAT : Major harris, my client would like toavoid any unnecessary delay.

COMMADANT HARRIS : He wants tplead out?

SERGENT SCOTT : Our mission on the pakistaniborder is critical to our safetyhere at home and I have a responsibilityto my platoon. So, yes, I'm ready to plead guiltyto fraternization.

RIA : Fraternization?

AVOCAT : Sergeant scott had aconsensual relationship wi private metz.

SERGENT SCOTT : Becky was my girlfriend, sir.

AVOCAT : This photo was taken duringthe period when my client was allegedly rapingprivate metz.

COMMANDANT HARRIS : Do you have otherslike this?

AVOCAT : We have several, major.

COMMANDANT HARRIS : You still want to tellme she's not lying?

Salle audiovisuelle - The Lightman Group
CAL : Isolate rebecca metz.

RIA : There's something not rightabout her smile. She doesn't look happy.

CAL : Push in on her eyes. Browup,pulled together.

GILLIAN : She's scared.

CAL : Yeah, it's a masking smile. She's smilingbut her eyes say she's afraid. Very afraid.

GILLIAN : Will you pull up the masking smiles?

RIA : Yeah.

GILLIAN : Miss south carolina can'tshow fear to the judges; sarah palin has the sameproblem with the press. Rebecca metzwith her platoon leader.

RIA : Right, she doesn't want to beinvolved with sergeant scott, but he's her commander,she's got to do what he says.

CAL : He wants sex, right? She feels forcedto give it to him. She can't say no. It's nonconsensual. It's rape.

GILLIAN : Army psychologistshave reported several recent cases like this. They're calling it"command rape." It's comparable tosexual harassment, but much moreextreme.

RIA : When your boss makes advances, you're scaredof losing your job. But if it's your platoon leader, you're scaredof losing your life.

CAL : Sergeant scottredeploys tonight, we have to get backto fort meade.

Base militaire - prison
REBECCA : They won't believeit was rape. Sergeant scott neverraised a hand.

CAL : It doesn't matter that he didn't attack youphysically. You were coerced.

REBECCA : No one's going to see itthat way. I never actually said no.

RIA: He was responsiblefor your safety. You had to feel threatened.

REBECCA : I was terrified. Everyone knewif you crossed him, he'd make you drive lead.

RIA : Drive lead?

REBECCA : Lead truck in the convoy. It's the mostvulnerable to a roadside bomb. I had a friend die that way. I knew from the firsttime he came into my tent thatif I said no, I'd beriving lead for a month.

RIA : So you just took it. You never said no?

CAL : Well, that's what you'lltell major harris.

REBECCA : He'll never believe me.

CAL : Sure he will. We'll put you on a polygraph. They love themover there.

REBECCA : he'll never sayit that way. Sergeant scott nevermade me drive lead. And he'll never admithe would have.

RIA : She's right. We stilldon't have any proof that he was tyingher safety to sex.

REBECCA : The truth isn't good enoughfor these people.

CAL : Who said anythingabout the truth?

 

Salle d'interrogatoire

INTERROGATEUR : Is your name rebecca metz?

REBECCA : Yes.

INTERROGATEUR : And are you a private first class with the 23rd mountain division?

REBECCA : Yes.

INTERROGATEUR : Did you ve a relationship with
staff sergeant russell scott?

REBECCA : No.

INTERROGATEUR : Private metz, let me rephrase. Were you physically involved with staff sergeant scott when you serving in afghanistan?

REBECCA : Yes. He forced me to have sex with him.

SERGENT SCOTT : We had a relationship!

INTERROGATEUR : He ordered you to have sex with him?

REBECCA : No. But he was my commanding officer, I didn't have a choice.

INTERROGATEUR : Did you ever refuse to have sex with sergeant scott?

REBECCA :  Yes... once. He forced me to drive leadconvoy for a week.

SERGENT SCOTT : Th's a lie.

COMMANDANT HARRIS :  If she's lying,it graphs above the red bar here?

CAL : that's right. Machine says it's true.

SERGENT SCOTT : Well, it's not true!

CAL : The polygraph says it is.

SERGENT SCOTT : I don't carewhat the machine says. She's making it up. I never made her drive lead!

CAL : You never made her drive lead?

SERGENT SCOTT : No!

CAL : I thought that duty rotates. You never made her drive lead?

SERGENT SCOTT : I-I never made her drive lead! It's a lie!

AVOCAT : Sergeant, you don't have to respond.

CAL : So, as long she wasin a relationship
with you, she never hadto drive lead. Is that right?

AVOCAT : Sergeant scott...

CAL : is that right, sergeant scott?

AVOCAT : Sergeant scott,don'T...

CAL : is that right, sergeant scott?

AVOCAT : You don't have to respond.

SERGENT SCOTT : Yeah! Yeah, that's right. What? What?

CAL : Well, her safetywas in your charge. You traded her safety for sex.

AVOCAT : Major harris, my client doesn't understand...

COMMANDANT HARRIS : yes, he does. What he did wasn't fraternization. It was rape. Arrest him underarticle 120.

SERGENT SCOTT : You don't know we het thll you're talking about. I'm a decorated soldier! I didn't do anything wrong!

CAL : Yeah, it sounds good.

Terrain de basket
EARL : What do you want, huh? I'm already suspended, they're taking away myscholarship, you hung me out.

GILLIAN : You're the onewho took the bribe. Look, the system's broken, earl.

EARL : And what am isupposed to do, huh? How am I supposed to take careof my brother?

GILLIAN : I heard you did pretty
wellon your econ midterm.

EARL : So?

GILLIAN : You want a degree. So I convinced dr. Lightmanto put our fee into a trust. Probably not enough forfour years at carver, but it'll get youthrough maryland.

EARL : What if I don't want your money?

GILLIAN : Then throw it away. It's your call.

Bureau de Cal
RIA : How did she do it? We both know metz was lyingabout driving lead convoy. How did she beat the polygraph?  valium?

Cal : Yeah. Takes the edge off. Mutes the emotionalresponse.

RIA : You... you drugged herso she could lie?

CAL : Never let the facts getin the way of the truth. You know, I wanted to...

RIA : yeah, I know. Thanks.

CAL : For what?

RIA : You had a slightgratitude smile. What, you're surprised? Really? You know, just because idon't know your science doesn't meanI don't know things.

CAL : You know, when you don'tknow the science, you don't seethe whole picture. People can get hurt,you know?

RIA : What was that? What happened?

CAL : What?

RIA : Shame. When you saidpeople get hurt, you showed shame.

CAL : I don't know whatyou're talking about.

RIA : You're lying.

CAL : Get used to it.

 

Écrit par arween

Kikavu ?

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01.04.2019 vers 14h

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18.06.2018 vers 22h

Larousse96 
26.04.2018 vers 21h

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arween  (11.04.2016 à 07:22)

L'épisode traite un sujet sensible : les viols dans l'armée. Il est intéressant car on peut voir que notre sexe nous pousse à croire plus facilement celui qui nous ressemble.

Ria entre en opposition avec Cal mais cela la pousse à chercher plus loin la vérité.

L'affaire de Earl White est touchante et bien amenée.

Il y a des scènes très marrantes dans cet épisode, notamment celle du début avec l'homme chargé de vendre ses détecteurs de mensonges soit disant infaillible.

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Merci au rédacteur qui a contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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